Salzburger Mozartkugeln : La paternité de la célèbre praline remise en question !
Salzbourg, Autriche – Une controverse éclate autour de l’origine de la célèbre praline autrichienne, la Salzburger Mozartkugel. Un historien local, Gerhard Ammerer, affirme avoir découvert des preuves qui pourraient remettre en question la paternité attribuée depuis plus d’un siècle au confiseur Paul Fürst.
Selon Ammerer, une publicité datant de 1881, retrouvée dans les archives du journal Die Presse, révèle qu’un confiseur nommé R.Baumann fabriquait déjà des bonbons similaires à la Mozartkugel, bien avant que Fürst ne dépose sa propre version en 1890. Baumann était à l’époque le précurseur des confiseries Holzermayr,toujours en activité aujourd’hui.
cette découverte pourrait forcer une réévaluation de l’histoire officielle de la praline, longtemps associée à Fürst et à sa confiserie, qui détient à ce jour le droit exclusif d’utiliser le nom “Salzburger Mozartkugeln” et de produire les pralines à la main selon la recette originale.
La famille Holzermayr a réagi en annonçant qu’elle envisageait des actions en justice et consultait un expert en marques. Martin Fürst, l’actuel propriétaire de la confiserie Fürst, maintient que son ancêtre a créé la version originale, qui a ensuite été imitée.
Ce n’est pas la première fois que la Mozartkugel est au center d’un litige. En 2017, la Cour suprême autrichienne avait déjà interdit à une autre entreprise de commercialiser des bonbons dans un emballage trop similaire à celui de Fürst.
Un héritage sucré et complexe
La Mozartkugel, reconnaissable à sa forme sphérique et à son enveloppe de chocolat recouvrant un cœur de pistache et de nougat, est devenue un symbole de Salzbourg et de l’Autriche. Traditionnellement, chaque praline est ornée d’une feuille d’argent ou d’or portant le portrait de Wolfgang Amadeus Mozart, en hommage au compositeur emblématique.
Si la version artisanale de Fürst reste un produit de luxe, des variantes produites industriellement sont désormais vendues dans le monde entier, témoignant de la popularité durable de cette gourmandise. L’éventuelle remise en question de sa paternité pourrait bien relancer un débat passionné sur l’histoire de cette praline iconique et sur la définition même de l’originalité dans le monde de la confiserie.
