Stimulation cérébrale : une lueur d’espoir pour réduire la consommation de cannabis, notamment chez les patients atteints de sclérose en plaques
New York, États-unis – une nouvelle étude menée par la NYU Grossman School of Medicine révèle que la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS), administrée à distance via la télésanté, pourrait aider les individus à réduire leur consommation excessive de cannabis.les résultats, particulièrement encourageants pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), ont été publiés récemment et ouvrent la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.
L’étude,financée par les National Institutes of Health,a comparé les effets d’une stimulation active à ceux d’un placebo sur un groupe de participants. Tous bénéficiaient également de séances de méditation guidée de pleine conscience en ligne,facilitant l’interaction en temps réel avec les chercheurs. Les résultats démontrent une réduction significative des symptômes de sevrage liés à la consommation de cannabis, tels que l’anxiété, les troubles du sommeil, la perte d’appétit et l’irritabilité.
“Les troubles liés à la consommation de cannabis sont souvent négligés et sous-traités”, souligne la Dre Leigh E. Charvet, professeure au département de neurologie de la NYU Grossman School of Medicine et auteure principale de l’étude. “Cette recherche suggère que la tDCS pourrait offrir une intervention accessible et innovante pour répondre à un besoin crucial en matière de soins.”
La tDCS, une technique non invasive de stimulation cérébrale, utilise de faibles courants électriques pour moduler l’activité neuronale. Bien que les mécanismes précis ne soient pas entièrement élucidés, on pense qu’elle agit en renforçant ou en inhibant l’activité de certaines zones du cerveau impliquées dans la prise de décision, le contrôle des impulsions et la régulation émotionnelle.
forts de ces résultats prometteurs, les chercheurs ont lancé une étude pilote à l’échelle nationale pour évaluer l’efficacité de la tDCS chez les personnes sans SP. Ils prévoient également d’élargir l’étude initiale à un groupe plus vaste de patients atteints de sclérose en plaques, afin d’explorer l’impact potentiel de la réduction de la consommation de cannabis sur l’amélioration de leur qualité de vie et la diminution des symptômes neurologiques de la maladie.
Comprendre la consommation de cannabis et la sclérose en plaques : un lien complexe
La consommation de cannabis est fréquente chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, souvent utilisée pour soulager des symptômes tels que la spasticité, la douleur et les troubles du sommeil. Cependant,une consommation excessive peut entraîner une dépendance,des effets secondaires indésirables et potentiellement interagir avec les traitements médicaux conventionnels.
La recherche sur l’impact du cannabis sur la SP est en constante évolution. Si certains composés du cannabis, comme le cannabidiol (CBD), montrent un potentiel thérapeutique, il est crucial de comprendre les risques et les bénéfices potentiels, et de consulter un professionnel de la santé pour une prise en charge personnalisée.
Conflits d’intérêts : Les Drs Pilloni et Charvet ont reçu des honoraires de conférences de Soterix medical, conformément aux politiques de NYU Langone health.
Équipe de recherche : Shayna Pehel, Timothy Ko, Carrie L.Sammarco et Robert W. Charlson ont également participé à cette étude.
