L'Iran a organisé les funérailles d'État de l'Ayatollah Ali Khamenei le dimanche 5 juillet 2026 à la Grande Mosquée Mousalla de Téhéran.
Les accusations des Houthis sur les motivations de l’attaque
Mohammed Al-Bukhaiti, porte-parole du groupe, a affirmé dans un entretien avec Press TV que les États-Unis et Israël ont décidé d'éliminer l'Ayatollah Ali Khamenei précisément en raison de ses efforts pour libérer la Palestine.
Pour Al-Bukhaiti, Khamenei représentait bien plus qu’un chef d’État ; il était un symbole de résistance pour les nations cherchant leur indépendance face à l’hégémonie occidentale. Le porte-parole a souligné que c’est la vision politique et intellectuelle du leader, diffusée à travers le monde islamique, qui a précipité cette décision d’assassinat.
Une mise en scène politique et religieuse à Téhéran
L’événement funéraire a été conçu comme une plateforme de démonstration de force. Selon Citizens Voice BD, la cérémonie a rassemblé des millions de personnes, dont les trois fils du défunt — Masoud, Meisam et Mustafa — ainsi que des chefs d’État et de gouvernement provenant de près de 100 pays.

Téhéran a utilisé cette mobilisation pour envoyer un message de cohésion interne et de défi envers Washington et Tel-Aviv. L’utilisation de symboles forts a marqué la journée :
For more on this story, see Milliers d’Iraniens à Téhéran pour les funérailles d’Ali Khamenei.
- Le drapeau rouge : arboré à la Grande Mosquée Mousalla, symbolisant le sang et la demande de justice.
- La rhétorique du martyre : des slogans tels que « Ô vengeurs de Hussein » et « Ô vengeurs de Khamenei » ont été scandés.
- L’analogie historique : la mort du leader a été comparée au sacrifice historique de Karbala pour sanctifier la lutte et légitimer les futures représailles.
Cette mise en scène transforme un décès politique en un acte de « martyre », ancrant la continuité révolutionnaire de l’Iran malgré la perte de son guide.
L’influence transnationale de Khamenei en Irak
L’impact de la disparition de l’Ayatollah Ali Khamenei dépasse largement les frontières iraniennes, particulièrement en Irak. Paul Masgrave, professeur associé à l’Université Georgetown au Qatar, a expliqué à Al Jazeera que le leader était considéré comme une figure politique et religieuse majeure en Irak, pays à majorité chiite.

This follows our earlier report, Funérailles historiques de l’ayatollah Khamenei : Téhéran mobilise 20 millions de fidèles.
L’Irak traverse actuellement une période de turbulence marquée par des tensions militaires et un processus complexe d’élection d’un nouveau Premier ministre. Dans ce contexte, Masgrave note que les funérailles reflètent la profondeur des liens entre Téhéran et Bagdad. Alors que les États-Unis surveillent la formation du nouveau gouvernement, l’Iran s’efforce de maintenir l’influence des milices qu’il soutient sur le sol irakien.
Analyse : Un tournant pour l’axe de la résistance
La disparition de l’Ayatollah Ali Khamenei, après plus de 36 ans à la tête de l’État, crée un vide structurel mais renforce paradoxalement le récit de la « résistance ». En transformant la douleur nationale en un appel à la vengeance, le régime iranien tente de transformer un choc tactique (l’élimination de son chef) en un levier stratégique pour mobiliser ses alliés régionaux.
Read also: Indonésie Envoie Son Ministre des Affaires Étrangères aux Funérailles de Khamenei.
L’enjeu immédiat se situe dans la capacité du successeur à maintenir l’équilibre entre la diplomatie et la menace militaire. La présence de 100 délégations internationales suggère que Téhéran ne souhaite pas s’isoler, mais plutôt repositionner son leadership au sein du monde islamique en s’appuyant sur la figure du « martyr ».
Le risque majeur pour la stabilité régionale réside désormais dans la concrétisation des slogans de vengeance entendus à Téhéran. Si la rhétorique religieuse a servi à stabiliser la population intérieure, elle impose une pression sur le nouveau commandement iranien pour répondre concrètement à l’attaque du 28 février.
Find more reporting in our International section.
