La Haute Autorité de santé britannique (NICE) a autorisé l’usage expérimental de deux nouveaux tests non invasifs, Endotest et EndoSure, pour diagnostiquer l’endométriose. Cette avancée vise à réduire un délai de diagnostic qui atteint actuellement neuf ans en moyenne au Royaume-Uni, évitant ainsi le recours systématique aux interventions chirurgicales exploratoires.
Deux nouvelles méthodes de diagnostic non chirurgicales
Ces outils, bien qu'ils ne remplacent pas les examens cliniques traditionnels, offrent une alternative moins intrusive pour les patientes dont les échographies ou les examens de routine restent non concluants.
Le premier, baptisé Endotest, repose sur une analyse simple de la salive. En cabinet médical, le prélèvement est envoyé en laboratoire pour identifier des micro-ARN, ces molécules biologiques qui pourraient trahir la présence de la maladie. Le second, EndoSure, propose une approche différente : il mesure les signaux électriques émis par l’intestin.
Un enjeu de santé publique : briser neuf ans d’errance
Le diagnostic de l’endométriose — une maladie où des tissus semblables à la muqueuse utérine se développent hors de l’utérus — est notoirement complexe. En raison de symptômes souvent confondus avec le syndrome du côlon irritable ou des douleurs pelviennes chroniques, le délai moyen avant d’obtenir un diagnostic fiable oscille entre 7 et 10 ans selon les sources. Cette attente prolongée a des conséquences directes sur la qualité de vie, la fertilité et la santé mentale des patientes.
L’actuel “gold standard”, la cœlioscopie, est un acte chirurgical lourd nécessitant une anesthésie. Durant cette période, des données seront collectées pour évaluer leur efficacité réelle avant toute généralisation. L’objectif est clair : désengorger les services de chirurgie et offrir une réponse plus rapide aux femmes souffrant de douleurs menstruelles invalidantes ou de troubles de la fertilité.
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La recherche progresse : vers une « empreinte hormonale »
Parallèlement à ces tests de diagnostic, la recherche fondamentale continue d’ouvrir des pistes prometteuses pour mieux comprendre la pathologie. Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg ont récemment identifié une signature biologique spécifique chez les patientes atteintes d’endométriose.

“للمرضوفي تطور علمي آخر، توصل باحثون من جامعة إدنبرة إلى أن المصابات ببطانة الرحم المهاجرة يمتلكن”
Chercheurs, Université d’Édimbourg (via Elbalad)
Cette étude, publiée dans le European Journal of Endocrinology, révèle que les femmes touchées présentent des niveaux distincts d’androgènes, notamment une élévation du 11-cétotestostérone. Cette « empreinte hormonale » permettrait, selon les travaux cités, d’identifier plus de 95 % des cas. Bien que cette méthode ne soit pas encore disponible en clinique comme les tests Endotest ou EndoSure, elle renforce l’espoir de voir émerger, dans un futur proche, des outils de dépistage plus simples et d’une précision inédite.
Les prochaines étapes pour les patientes
Pour les patientes, la prudence reste de mise. Bien que les autorités sanitaires voient dans ces tests une opportunité de réduire la pression sur les blocs opératoires, la validation clinique reste l’étape cruciale. Les experts rappellent que l’endométriose nécessite une prise en charge multidisciplinaire, allant des traitements hormonaux aux modifications du mode de vie, en passant par des interventions chirurgicales dans les cas les plus sévères. Les patientes sont invitées à consulter leur médecin traitant pour discuter de l’adéquation de ces nouveaux tests avec leur situation personnelle.
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