Fonds de garantie des contrats à terme atteignent des sommets avant les tensions avec l’Iran
NEW YORK (AP) – Les chambres de compensation ont géré avec succès la récente volatilité des marchés énergétiques provoquée par les tensions croissantes avec l’Iran, mais les entreprises de compensation avertissent qu’une escalade prolongée pourrait entraîner de nouvelles hausses de marge.
Fin février, les fonds détenus par les courtiers en contrats à terme (FCM) ont atteint un niveau record de 375,5 milliards de dollars pour les contrats à terme et les options, selon les données de Risk.net. Cette augmentation de 6,2 % par rapport au mois précédent, dépasse le précédent sommet d’octobre 2025, qui s’élevait à 354,6 milliards de dollars. Sept courtiers majeurs ont établi des records individuels de fonds clients.
Cette accumulation de fonds intervient alors que les marchés anticipent les conséquences potentielles d’un conflit plus large au Moyen-Orient. Les tensions se sont accrues avec les frappes américano-israéliennes contre des cibles liées au programme nucléaire iranien, bien que, comme l’a souligné une analyse de Foreign Affairs, les réactions iraniennes passées à des actions similaires ont été relativement limitées.
Les nouveaux modèles de marge introduits par les chambres de compensation ces dernières années ont jusqu’à présent résisté à la volatilité des prix de l’énergie, mais les entreprises de compensation préviennent que des hausses de marge plus importantes pourraient se produire si le conflit s’étend au-delà de quelques semaines.
L’impact de la situation en Iran s’étend au-delà des marchés de l’énergie. Les investisseurs ont été contraints de liquider des positions rentables sur les marchés des changes émergents, dans le cadre d’un mouvement général de dé-risquage, selon un rapport de Risk.net.
Goldman Sachs, Bank of America, Société Générale Securities Services, Morgan Stanley et Wells Fargo figurent parmi les courtiers ayant enregistré des fonds clients record. La National Futures Association supervise ces FCM.
L’évolution de la situation sera suivie de près, car une escalade prolongée pourrait exercer une pression supplémentaire sur les marchés financiers mondiaux et nécessiter des ajustements supplémentaires des exigences de marge.
