Le National Statistics Office (NSO) a révélé, en juillet 2026, que Visakhapatnam domine l’Inde en matière de participation économique féminine dans le secteur non corporatif. Selon les données de l’enquête ASUSE 2025, les femmes y représentent 42,51 % de la main-d’œuvre et possèdent 30,65 % des petites entreprises de la ville.
La domination de Visakhapatnam face au retard de Delhi
Le contraste est frappant entre la ville portuaire et la capitale. Alors que Visakhapatnam s’impose comme un leader national, Delhi affiche une disparité de genre profonde. Selon Newswav, les femmes ne représentent que 13,5 % des travailleurs et 16,2 % des propriétaires d’entreprises dans le secteur non corporatif de Delhi. En clair, près de neuf personnes sur dix employées dans ces structures sont des hommes.

Pourtant, Delhi reste l’un des centres urbains les plus productifs. La ville a enregistré une valeur ajoutée brute (GVA) de 66 lakh roupies par travailleur, le troisième score le plus élevé parmi les 46 villes étudiées, rapporte la même source. À l’opposé, Visakhapatnam privilégie un modèle basé sur l’auto-emploi et les entreprises familiales. The Times of India précise que seulement 10,79 % des établissements de Visakhapatnam emploient des salariés, contre 40 % à 43 % à Delhi, Hyderabad ou Srinagar.
| Indicateur (Secteur non corporatif) | Visakhapatnam | Delhi |
|---|---|---|
| Part des femmes dans la main-d’œuvre | 42,51 % | 13,5 % |
| Part des femmes propriétaires | 30,65 % | 16,2 % |
| Établissements employant des salariés | 10,79 % | 50,26 % |
L’expansion du secteur non incorporé et la montée du numérique
L’économie informelle non agricole a connu une croissance globale entre 2023-24 et 2025. D’après Policy Edge, le nombre d’établissements a augmenté de 7,97 % pour atteindre 7,92 crore, tandis que l’emploi total a progressé de 6,18 %, portant la main-d’œuvre du secteur à 12,81 crore. La valeur ajoutée brute a, quant à elle, crû de 10,87 % aux prix courants.
Cette expansion s’accompagne d’une mutation technologique rapide. L’usage d’Internet pour les affaires est passé de 26,68 % à 39,37 % à l’échelle du secteur. Le bond est encore plus marqué dans les zones rurales, où l’utilisation est passée de 17,94 % à 31,06 %. Plus de la moitié des établissements commerciaux utilisent désormais des outils numériques.
Dynamiques de l’emploi et volatilité trimestrielle en 2025
Évolution du marché du travail dans les métropoles
Structure et financement de l’économie informelle
Le secteur non incorporé se définit par des entités qui ne sont pas légalement distinctes de leurs propriétaires.
L’intégration financière s’est intensifiée, avec plus de 80 % des prêts provenant désormais d’institutions formelles, telles que des banques ou des canaux de crédit gouvernementaux. Bien que l’enregistrement administratif progresse lentement (37,5 %), la formalisation financière semble devancer la bureaucratie.
La répartition sectorielle varie selon les villes. À Visakhapatnam, les services constituent l’ossature de l’économie informelle avec 54 % des établissements, suivis par l’industrie (24 %) et le commerce (22 %). À Delhi, la structure est légèrement différente : les services représentent 44 %, le commerce 40 % et l’industrie 16 %.
L’analyse de ces données révèle un paradoxe indien : si les métropoles comme Delhi génèrent une productivité massive, elles échouent à intégrer les femmes. À l’inverse, Visakhapatnam prouve qu’un modèle basé sur la propriété féminine et l’auto-emploi peut créer un écosystème plus inclusif, même si la productivité par travailleur y reste inférieure aux sommets atteints dans la capitale.
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