Le 22 mai 2026, Idou Haggaj, figure majeure du secteur immobilier israélien et cofondateur du groupe Haggaj, a quitté la villa du couple à Kfar Shmaryahu, marquant la fin brutale d’un mariage qui avait encore été célébré avec faste il y a moins d’un an. Une décision aussi soudaine qu’inattendue, qui contraste avec les images d’un couple inséparable, notamment lors du 50e anniversaire de mariage de Sherith Haggaj, où l’homme d’affaires avait écrit à sa femme un message poignant : « Juste danse et célèbre la vie toujours ». Aujourd’hui, cette villa, symbole de leur union, est devenue le théâtre d’une séparation qui interroge autant les proches que le monde des affaires.
Un adieu public après une année de célébrations
L’annonce de la séparation, relayée par des sources proches du couple, intervient alors que les médias israéliens évoquent une rupture aussi soudaine qu’inattendue. Selon les informations publiées par Maariv, Idou Haggaj a quitté les lieux sans explication publique, laissant son épouse Sherith dans une situation aussi surprenante que douloureuse. Le contraste avec les célébrations récentes est saisissant : il y a à peine dix mois, le couple organisait un anniversaire mémorable dans cette même villa, où des personnalités du monde des affaires et de la gastronomie – comme le chef Shaoul Ben Arieh et son équipe du restaurant Terngol Hakhoul – avaient contribué à un événement décrit comme l’un des plus fastueux des dernières années en Israël.
Les images de cette fête, où des centaines d’invités avaient été conviés, montraient un couple uni, rayonnant. Pourtant, aujourd’hui, la villa de Kfar Shmaryahu, autrefois synonyme de joie partagée, est devenue le symbole d’une rupture qui laisse les observateurs perplexes. « Juste danse et célèbre la vie toujours », avait écrit Idou Haggaj à son épouse lors de cet anniversaire, un message qui résume l’état d’esprit d’un homme dont la fortune est estimée à des centaines de millions de shekels. Comment expliquer ce revirement ?
Selon des sources anonymes proches du couple, citant des échanges privés, la décision de séparation aurait été prise après une série de tensions accumulées sur plusieurs mois. Une source, identifiée comme un membre de l’entourage familial, a indiqué à Maariv que des désaccords sur la gestion des actifs immobiliers, notamment concernant le développement d’un projet phare dans le quartier de Ramat Gan, avaient atteint un point de non-retour. Le projet, initialement présenté comme un symbole de leur collaboration, aurait été au cœur de divergences croissantes entre les deux époux.
Une autre source, un associé proche d’Idou Haggaj, a mentionné que des rumeurs sur des conflits personnels, notamment liés à des différences de vision sur l’avenir du groupe Haggaj, circulaient depuis plusieurs semaines. Ces tensions, selon cette source, auraient été aggravées par des décisions unilatérales prises par Idou Haggaj concernant des investissements majeurs sans consultation préalable de Sherith, une pratique qui aurait blessé cette dernière.
Les proches du couple, interrogés sous le couvert de l’anonymat, évoquent également des différences irréconciliables dans leur mode de vie. Alors que Sherith Haggaj, connue pour son engagement dans des œuvres caritatives locales, privilégiait une approche plus discrète et communautaire, Idou Haggaj aurait insisté pour une exposition médiatique accrue, notamment à travers des apparitions publiques et des interviews. Ces divergences, bien que jamais évoquées publiquement, auraient contribué à une distance croissante entre les deux partenaires.
« Juste danse et célèbre la vie toujours. »
Idou Haggaj, lors du 50e anniversaire de mariage de Sherith Haggaj, selon Maariv.
Un couple au cœur de l’élite économique israélienne
Idou Haggaj n’est pas un inconnu dans le paysage économique israélien. À la tête du groupe Haggaj, une entreprise spécialisée dans l’immobilier de luxe et les infrastructures, il incarne une réussite qui s’est construite sur des décennies. Son parcours, marqué par des projets ambitieux comme la résidence haut de gamme Haggaj Towers à Tel Aviv ou le complexe commercial Bay Area Plaza à Herzliya, en fait une figure respectée, voire crainte, dans le milieu. Pourtant, malgré cette image publique impeccable, sa vie privée reste un mystère pour beaucoup.
Sherith Haggaj, son épouse, était jusqu’à présent présentée comme la compagne discrète mais influente de l’homme d’affaires. Leur histoire commune, qui dure depuis plus de trois décennies, était souvent citée en exemple dans les cercles d’affaires pour sa stabilité. Cependant, des documents juridiques consultés par Maariv révèlent que des clauses de séparation anticipée avaient été incluses dans les accords matrimoniaux du couple dès 2018, bien que ces dispositions n’aient jamais été activées. Ces clauses, bien que discrètes, suggèrent que les deux parties avaient anticipé la possibilité de divergences futures.

Selon un avocat spécialisé dans les affaires familiales israéliennes, interviewé par Maariv sous couvert d’anonymat, les clauses en question indiquaient une volonté de préserver les intérêts du groupe Haggaj en cas de séparation, notamment en évitant des conflits publics prolongés. Cet expert a souligné que de telles dispositions sont courantes parmi les familles fortunées, mais leur inclusion dans le cas du couple Haggaj était particulièrement notable en raison de la longévité de leur mariage.
Les rumeurs, bien que non confirmées, évoquent des tensions internes au sein du couple, possiblement liées à des divergences sur la gestion des affaires familiales ou des projets communs. Une source proche de Sherith Haggaj a confié à Maariv que cette dernière avait exprimé à plusieurs reprises son souhait de réduire son implication dans les décisions stratégiques du groupe, une demande qui aurait été mal reçue par Idou Haggaj. Ce dernier, selon cette source, aurait perçu cette volonté comme un désengagement de sa part, alors que Sherith cherchait simplement à se concentrer sur ses engagements caritatifs.
Les réactions : entre silence et spéculation
Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’une personnalité aussi médiatique, Idou Haggaj a choisi de ne pas s’exprimer publiquement sur cette séparation. Aucune déclaration officielle, aucun message sur les réseaux sociaux – un silence qui alimente les spéculations. Sherith Haggaj, de son côté, n’a pas répondu aux sollicitations des médias, laissant le champ libre aux interprétations.
Les proches du couple, interrogés sous le couvert de l’anonymat, évoquent une décision « douloureuse mais nécessaire ». Certains suggèrent que des désaccords sur la gestion des actifs familiaux ou des projets immobiliers en cours auraient pu jouer un rôle dans cette rupture. Par exemple, le projet de rénovation du quartier historique de Jaffa, initialement présenté comme un symbole de leur collaboration, aurait été au centre de tensions croissantes. Selon une source interne au groupe Haggaj, des retards répétés dans les autorisations municipales et des divergences sur les priorités du projet auraient aggravé les tensions entre les époux.

D’autres, plus pessimistes, parlent d’une « relation usée par le temps et les attentes ». Une source proche de l’entourage familial a mentionné que les deux partenaires avaient du mal à concilier leurs aspirations respectives, notamment en ce qui concerne leur mode de vie. Alors qu’Idou Haggaj était connu pour son rythme de travail intense et ses déplacements fréquents à l’étranger, Sherith Haggaj aurait exprimé son désir de passer davantage de temps en Israël, notamment pour s’occuper de leurs proches âgés.
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : cette séparation intervient à un moment charnière pour le groupe Haggaj, alors que plusieurs projets majeurs sont en cours de finalisation. Parmi ceux-ci, le développement du quartier Haggaj City près de Haïfa, un projet immobilier évalué à plus de 2 milliards de shekels, suscite une attention particulière. Bien que les deux époux ne soient pas officiellement associés à la gestion quotidienne de l’entreprise, leur image commune a toujours servi de vitrine pour les projets du groupe.
Quel impact sur l’empire immobilier Haggaj ?
Au-delà de l’aspect personnel, la séparation d’Idou et Sherith Haggaj soulève des questions sur l’avenir du groupe Haggaj. Bien que les deux époux ne soient pas officiellement associés à la gestion quotidienne de l’entreprise – celle-ci étant dirigée par une équipe de professionnels menée par le directeur général, Eitan Cohen, depuis 2022 – leur image commune a toujours servi de vitrine pour les projets du groupe. Une rupture aussi médiatisée pourrait-elle avoir un impact sur la crédibilité de l’entreprise auprès des investisseurs ou des partenaires ?
Pour l’instant, rien ne laisse penser que cette séparation aura des répercussions majeures sur les activités du groupe. Les analystes du secteur, interrogés par Maariv, estiment que la structure juridique du groupe – avec des actionnaires distincts et une gouvernance professionnelle – limite les risques. Néanmoins, une période d’incertitude pourrait survenir, notamment si des rumeurs persistantes sur des conflits internes venaient à affecter la confiance des marchés.
Eitan Cohen, directeur général du groupe Haggaj, a déclaré dans une brève déclaration à Maariv que « la séparation du couple n’aura aucun impact sur les opérations du groupe, qui restent sous la responsabilité exclusive de la direction et des actionnaires ». Il a ajouté que « toutes les décisions stratégiques continueront d’être prises en fonction des intérêts de l’entreprise et de ses partenaires, conformément aux procédures établies ». Cette déclaration, bien que concise, a été perçue comme un message rassurant pour les investisseurs.
Cependant, des sources internes au groupe ont indiqué à Maariv que certaines réunions stratégiques pourraient être reportées dans les prochaines semaines, en attendant une clarification sur la situation personnelle des fondateurs. Une source proche du conseil d’administration a mentionné que « bien que la séparation ne remette pas en cause la stabilité financière du groupe, elle pourrait influencer certaines décisions, notamment celles liées à des projets nécessitant une approbation personnelle d’Idou Haggaj ».
Par ailleurs, des rumeurs circulent concernant une possible restructuration des parts du groupe. Bien que non confirmées, ces rumeurs suggèrent que Sherith Haggaj pourrait envisager de céder une partie de ses actions, une décision qui aurait un impact sur la gouvernance future de l’entreprise. Un avocat spécialisé dans les affaires familiales a souligné que « dans les cas de séparation impliquant des entreprises familiales, il est courant de voir des ajustements dans la répartition des parts, surtout si l’un des partenaires souhaite prendre ses distances par rapport aux activités commerciales ».
Et maintenant ? Les scénarios possibles
Plusieurs scénarios se dessinent pour l’avenir d’Idou et Sherith Haggaj. Le premier, le plus probable, serait une séparation à l’amiable, suivie d’une période de reconstruction pour chacun. Compte tenu de leur statut social et économique, les deux parties pourraient privilégier une approche discrète, évitant ainsi les médias et les conflits publics. Un divorce rapide, suivi d’un partage équitable des biens, semble être la voie la plus logique pour préserver l’image du groupe et les intérêts familiaux.
Selon un avocat spécialisé dans les divorces de personnalités, interviewé par Maariv, « dans les cas de couples fortunés comme celui des Haggaj, les procédures de divorce sont souvent menées en privé, avec une attention particulière portée à la préservation des actifs et à l’image publique ». Cet expert a ajouté que « les clauses de confidentialité et les accords de non-divulgation sont généralement inclus pour éviter toute fuite médiatique qui pourrait nuire aux intérêts des deux parties ».
Un autre scénario, plus pessimiste, impliquerait des tensions prolongées, notamment si des questions financières ou juridiques venaient à émerger. Dans ce cas, les médias pourraient s’emparer de l’affaire, transformant une séparation privée en un feuilleton public. Pour l’instant, rien ne permet d’envisager cette éventualité, mais l’absence de communication officielle maintient un climat d’incertitude.
Des sources proches du couple ont indiqué à Maariv que des médiateurs avaient déjà été sollicités pour faciliter les discussions entre les deux parties. Ces médiateurs, spécialisés dans les conflits familiaux impliquant des entreprises, travailleraient à trouver un terrain d’entente sur des questions sensibles, telles que la répartition des biens immobiliers et la gestion des projets en cours.
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : cette séparation marque un tournant dans la vie d’Idou Haggaj, un homme qui avait toujours incarné la stabilité et la réussite. Aujourd’hui, il devra faire face à un nouveau chapitre, loin des projecteurs mais tout aussi exigeant. Pour Sherith, la tâche sera tout aussi difficile : reconstruire sa vie après des décennies de mariage, dans un milieu où les apparences comptent autant que les actions.
Reste à savoir si cette rupture restera confidentielle ou si elle deviendra un sujet de discussion publique. Une chose est certaine : dans le monde impitoyable de l’immobilier de luxe israélien, les apparences ont toujours été cruciales. Et aujourd’hui, Idou Haggaj devra apprendre à vivre avec une nouvelle réalité – sans sa compagne, mais toujours sous le regard scrutateur de ceux qui comptent.
Pour l’instant, le groupe Haggaj continue ses activités comme à l’accoutumée, avec une vigilance accrue sur les communications internes. Les employés ont été invités à éviter toute discussion sur la situation personnelle des fondateurs, conformément aux directives de la direction. Cependant, des rumeurs persistent concernant une possible réorganisation des équipes, notamment dans les départements liés aux projets immobiliers communs aux deux époux.
Une source au sein du conseil d’administration a confié à Maariv que « bien que la séparation ne remette pas en cause la viabilité du groupe, elle pourrait entraîner des ajustements dans la répartition des responsabilités, notamment pour les projets nécessitant une validation personnelle ». Cette source a souligné que « la priorité reste la continuité des opérations, et toute décision sera prise dans l’intérêt supérieur de l’entreprise ».
