Alerte Santé : Le lait pasteurisé contenant des traces du virus H5N1 ne présente pas de danger, selon une nouvelle étude
memphis, Tennessee – Une étude récente menée par l’hôpital de recherche pour enfants St. Jude apporte des éclaircissements importants concernant la présence du virus de la grippe aviaire H5N1 dans le lait pasteurisé. Les résultats, publiés dans la revue Science Advances, indiquent que la consommation de lait pasteurisé contenant des particules virales inactivées du H5N1 ne compromet pas l’immunité et ne présente pas de risques significatifs pour la santé humaine.
L’étude, qui a utilisé des modèles murins, a démontré que même en présence de particules virales dans le lait pasteurisé, les souris ayant une immunité préexistante contre la grippe étaient entièrement protégées contre une infection ultérieure par le H5N1. Les chercheurs ont constaté que l’exposition répétée à ces composants viraux inactivés n’entraînait pas de réponses immunitaires défavorables.
“Nos expériences montrent clairement que l’immunité antérieure protège entièrement contre le défi H5N1, que les souris reçoivent ou non des particules virales dans le lait pasteurisé”, a déclaré le Dr Brigleb, l’un des auteurs de l’étude.
Lait cru : un risque à éviter
si l’étude est rassurante concernant le lait pasteurisé, elle souligne également les dangers potentiels de la consommation de lait cru. Les chercheurs insistent sur le fait que le lait non pasteurisé peut exposer les individus à l’agent infectieux actif, représentant un risque pour la santé publique.
“Il est rassurant de constater que ces composants viraux H5N1 inactivés dans le lait pasteurisé présentent des risques minimaux pour la santé et ne modifient pas l’immunité contre la grippe”, a déclaré le Dr Schultz-Chery. “Cependant, nous réaffirmons que la consommation de lait non pasteurisé peut exposer les gens à cet agent infectieux potentiellement dangereux.”
la pasteurisation : un processus clé de sécurité alimentaire
la pasteurisation, un procédé de chauffage du lait à une température spécifique pendant une durée déterminée, est une pratique courante dans l’industrie laitière depuis plus d’un siècle. Elle a été initialement développée par Louis Pasteur dans les années 1860 pour éliminer les micro-organismes pathogènes responsables de maladies telles que la tuberculose, la fièvre typhoïde et la brucellose.
Aujourd’hui, la pasteurisation reste un pilier de la sécurité alimentaire, garantissant que le lait que nous consommons est exempt de bactéries nocives et de virus potentiellement dangereux. Bien que la pasteurisation puisse ne pas éliminer toutes les particules virales, elle les inactive, les rendant incapables de provoquer une infection.
Surveillance continue et vigilance
Les chercheurs soulignent l’importance d’une surveillance continue du virus H5N1 et de la mise en œuvre de mesures d’atténuation pour prévenir sa propagation à la population humaine.Les pratiques de vaccination restent essentielles pour renforcer l’immunité collective et protéger contre les souches de grippe émergentes.
L’étude a été financée par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, les National Institutes of Health et Alsac, l’organisation de collecte de fonds et de sensibilisation de St. Jude.
