Le gardien mexicain Guillermo Ochoa, 41 ans, pourrait écrire l’une des dernières pages de sa carrière lors du Mondial 2026, où il s’apprête à disputer sa sixième Coupe du monde – un record partagé avec seulement trois autres joueurs. Pendant ce temps, des stars comme Luka Modrić (40 ans) et des espoirs arabes tels que Hamza Abdelkarem (18 ans) s’apprêtent à écrire leur propre légende, tandis que l’Angleterre affronte un calendrier de groupe « insoutenable », selon une analyse scientifique.
Guillermo Ochoa : le gardien qui défie l’âge et l’histoire
Le gardien mexicain Guillermo Ochoa, surnommé « El Tri », incarne à lui seul l’esprit de résistance du Mondial 2026. À 41 ans, il s’apprête à disputer sa sixième Coupe du monde – un record absolu pour un gardien, partagé seulement avec les légendes comme Antonio Carbajal (Mexique, 5 éditions), Lothar Matthäus (Allemagne, 5) et Gianluigi Buffon (Italie, 5). Mais Ochoa pourrait bien égaler un autre exploit : celui des quatre joueurs ayant participé à six Mondiaux, comme l’indique Al Mamlakat TV. Depuis ses débuts en 2005 avec le Mexique, Ochoa a enchaîné les clubs européens (Ajaccio, Salernitana) avant de rejoindre cette saison AEL Limassol à Chypre, loin des projecteurs. Pourtant, son palmarès reste intact : une performance héroïque face au Brésil en 2014 (0-0), puis une victoire historique contre l’Allemagne en 2018 (0-1), où il a arrêté un penalty décisif. Aujourd’hui, bien que relégué au rôle de gardien remplaçant, il reste un symbole pour une génération mexicaine qui voit dans ce Mondial une dernière chance de briller avant la retraite.
Luka Modrić : le génie tactique qui écrit son adieu en majuscules
Si Ochoa incarne la résistance, Luka Modrić, 40 ans, représente l’élégance d’un joueur qui refuse de s’éteindre. Le milieu croate, Ballon d’Or 2018 et cerveau tactique de la Croatie, s’apprête à disputer son cinquième Mondial – un record pour un joueur croate. Après 13 saisons légendaires avec le Real Madrid (dont deux titres de la Ligue des champions), il a rejoint l’AC Milan cette saison, où il continue de dicter le tempo malgré une blessure à la mâchoire survenue en avril. Pourtant, son entraîneur Zlatko Dalić reste confiant : « “Je n’ai aucun doute, il sera prêt.” », a-t-il affirmé, comme le rapporte Al Mamlakat TV. Modrić, qui a mené la Croatie à deux demi-finales mondiales (2018, 2022), reste le cerveau d’une équipe qui compte sur lui pour naviguer dans un groupe de la mort incluant l’Angleterre, la première puissance mondiale.
L’Angleterre face à un calendrier « insoutenable » : 9 000 km et une humidité étouffante
Si les stars vieillissantes comme Ochoa et Modrić captent l’attention, l’Angleterre, championne d’Europe en titre, affronte un défi bien plus terre-à-terre : un calendrier de groupe « insoutenable », selon une analyse scientifique publiée par Al Bayan. Les « Three Lions » ont été classés deuxième pire groupe du tournoi, juste derrière l’Ouzbékistan, avec un score de 74,2 sur 100 dans un indice mesurant la difficulté logistique et physique. Leur parcours ? Trois matchs en trois villes différentes, avec des trajets totalisant près de 9 000 kilomètres – soit l’équivalent de quatre fois le tour de la France en voiture.- 17 juin : Croatie (Arlington, Texas) – 1 467 km de trajet, 29°C et 61% d’humidité.
- 23 juin : Ghana (Boston, Massachusetts) – 3 976 km de trajet, 22°C mais 68% d’humidité (un niveau critique pour l’endurance).
- 27 juin : Panama (New Jersey) – 3 503 km de trajet, 25°C et 67% d’humidité.
Les espoirs arabes : Hamza Abdelkarem et la génération qui veut briller
Si les vétérans dominent les débats, une nouvelle génération arabe se profile déjà comme l’une des révélations du tournoi. Parmi eux, Hamza Abdelkarem, 18 ans, milieu offensif de l’ahly du Caire et du Barça Under-19, qui a été appelé en équipe d’Égypte pour ce Mondial. Son parcours est celui d’un prodige : repéré en Malaisie, il a rejoint l’Ahly en 2025 avant d’être prêté au Barça, où il a marqué cinq buts en sept matchs avec l’équipe réserve. « Il a un talent brut, une vision du jeu incroyable pour son âge », avait déclaré Hans Flick, entraîneur du Barça, comme le rapporte Al Emarat Al Youm. Abdelkarem incarne l’espoir d’une génération égyptienne qui veut enfin percer au plus haut niveau.
- Mohamed Salah (33 ans, Égypte) : Bien que son âge avancé (33 ans) pose question, le capitaine égyptien reste une pièce maîtresse, comme en témoignent ses quatre buts en Coupe d’Afrique des Nations 2025.
- Ibrahim Diaz (24 ans, Maroc) : Après un début prometteur en 2022, le milieu offensif du Real Madrid a confirmé son statut de joueur clé avec cinq buts en CAN 2025.
- Les espoirs du Maroc et de l’Arabie Saoudite : Des joueurs comme Amine Adli (23 ans) ou Saleh Al-Shehri (21 ans) pourraient surprendre, portés par une génération qui a grandi avec le rêve du Mondial.
