Révélation scientifique : L’oxygénation des océans, clé de l’explosion de la vie animale il y a 390 millions d’années
New York, le 31 octobre 2025 – Une équipe de chercheurs de l’Université de Syracuse a mis au jour un lien crucial entre l’augmentation de l’oxygène dans les océans profonds et l’essor spectaculaire de la vie animale sur Terre. L’étude, publiée aujourd’hui, révèle que l’oxygénation des profondeurs marines, survenue il y a environ 390 millions d’années, a été un facteur déterminant dans la diversification de la faune.
jusqu’à présent, les scientifiques ont identifié des périodes antérieures d’augmentation de l’oxygène, mais celles-ci étaient trop brèves ou insuffisantes pour permettre aux animaux de coloniser durablement de nouveaux environnements. L’analyse de 97 échantillons de roches sédimentaires provenant de cinq continents, datant de 252 à 541 millions d’années, a permis de constater que l’augmentation de l’oxygène il y a 390 millions d’années a été à la fois significative et prolongée.
L’équipe, dirigée par Ivany, a utilisé des techniques de géochimie isotopique de pointe pour mesurer les proportions d’isotopes du sélénium dans les roches. Les variations de ces isotopes sont directement liées aux niveaux d’oxygène présents dans les océans à l’époque de leur formation.
Un passé qui éclaire le présent
Cette découverte ne se limite pas à la compréhension de l’histoire de la Terre. Elle souligne l’importance vitale de l’oxygène pour la biodiversité, en particulier pour la vie animale.Or, les activités humaines modernes menacent cet équilibre fragile.
Le ruissellement d’engrais agricoles, par exemple, provoque une prolifération excessive de plancton, entraînant une consommation massive d’oxygène dans les eaux côtières. Ce phénomène conduit à la formation de “zones mortes” océaniques, où la vie marine est incapable de survivre.
L’étude rappelle que la santé des océans et la disponibilité de l’oxygène sont des facteurs essentiels pour maintenir la biodiversité et la stabilité des écosystèmes marins. La compréhension des mécanismes qui ont permis l’essor de la vie dans le passé peut nous aider à mieux protéger les océans et la vie qu’ils abritent face aux défis environnementaux actuels.
Les recherches futures se concentreront sur l’étude des interactions complexes entre l’oxygène, les cycles biogéochimiques et l’évolution de la vie marine, afin de mieux anticiper et atténuer les impacts des changements environnementaux globaux.
