Israël s’oppose à la composition du conseil d’administration de Gaza annoncée par Washington, notamment la présence de la Turquie
JERUSALEM – Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi que l’annonce de la composition d’un conseil d’administration pour Gaza par l’administration Trump cette semaine n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredisait la politique gouvernementale. La tension souligne les divergences persistantes entre Israël et les États-Unis sur la manière de gérer la situation à Gaza après le conflit actuel.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, devrait aborder cette question avec le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, selon un communiqué du bureau de Netanyahu. Le communiqué n’a pas précisé quels aspects de la composition du conseil d’administration étaient en contradiction avec la politique israélienne, et un porte-parole du gouvernement israélien a refusé de commenter davantage.
La principale source de préoccupation pour Israël réside dans l’inclusion du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, au sein du conseil d’administration. Israël s’est opposé à plusieurs reprises à toute implication turque dans Gaza, accusant Ankara de soutenir des groupes militants et d’adopter une position anti-israélienne. La Turquie a historiquement soutenu le Hamas, le groupe militant qui contrôle Gaza, et entretient des relations complexes avec Israël.
Le conseil d’administration, dévoilé par la Maison Blanche vendredi, comprend également Sigrid Kaag, la coordonnatrice spéciale des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, un milliardaire israélo-chypriote et un ministre des Émirats arabes unis, qui ont établi des relations avec Israël en 2020 dans le cadre des accords d’Abraham.
L’annonce intervient alors que Washington a également annoncé le lancement de la deuxième phase du plan de l’ancien président Donald Trump, présenté en septembre, visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Cette phase comprend la création d’une administration palestinienne technocratique de transition dans l’enclave.
L’initiative américaine, bien qu’annoncée par l’administration Trump, est désormais portée par l’administration Biden, qui a exprimé son soutien à une solution à deux États et à un rôle accru pour l’Autorité palestinienne dans la gouvernance de Gaza. Cependant, la composition du conseil d’administration et l’inclusion de la Turquie soulèvent des questions sur la manière dont ces objectifs seront atteints.
L’implication de la Turquie est particulièrement sensible compte tenu des tensions régionales et du rôle perçu d’Ankara dans le soutien à des acteurs non étatiques. Les critiques soulignent que la présence de Fidan pourrait compromettre l’efficacité du conseil d’administration et saper les efforts visant à stabiliser Gaza.
Selon les données de l’ONU, plus de 2 millions de personnes vivent à Gaza, dont une grande partie dépend de l’aide humanitaire. La situation humanitaire dans l’enclave reste désespérée, et la reconstruction après les récents combats nécessitera des efforts internationaux importants.
[Intégration potentielle d’un tweet pertinent d’un responsable américain ou israélien sur le sujet, ou d’une courte vidéo d’un reportage sur la situation à Gaza.]
L’opposition israélienne à la composition du conseil d’administration souligne la complexité des efforts visant à trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien et la nécessité d’une coordination étroite entre toutes les parties prenantes. L’avenir de Gaza reste incertain, et le rôle du conseil d’administration sera crucial pour déterminer si l’enclave peut se diriger vers la stabilité et la prospérité.
