La ville de Kiev a été la cible d’une attaque massive de missiles balistiques dans la nuit du 16 juillet. Selon les informations communiquées par les Forces aériennes ukrainiennes, les premières alertes concernant des tirs de missiles balistiques ont été enregistrées à 00h46.
Déroulement de l’offensive nocturne
L’attaque s’est déroulée en plusieurs vagues. Dans un premier temps, les Forces aériennes ont signalé le lancement d’au moins quatre missiles balistiques en direction de la capitale. Peu après, une seconde vague a été détectée, portant le total estimé à environ dix missiles ayant visé la ville durant cette opération nocturne. Le chef de l’administration militaire de la ville, Timour Tkachenko, a exhorté les habitants à rejoindre les abris de sécurité, soulignant que l’ennemi attaquait la ville avec des armes balistiques. Des correspondants sur place ont rapporté des explosions et l’activité des systèmes de défense antiaérienne. Les autorités ont confirmé la fin de l’alerte concernant la menace balistique à 01h29.

Bilan des dégâts et interventions
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a fait état de conséquences dans deux districts de la capitale. Dans le district de Sviatoshyn, une frappe a touché des entrepôts, provoquant un incendie. Dans le district de Darnytskyi, des débris de missiles sont tombés sur une zone non résidentielle, entraînant également des départs de feu. M. Klitschko a précisé qu’à une autre adresse dans ce même district, une frappe a touché un bâtiment non résidentiel. Les services d’urgence, ainsi que les unités de secours et de lutte contre les incendies, ont été déployés sur les sites touchés pour éteindre les foyers et inspecter les zones d’impact.

Contexte sécuritaire et diplomatique
Cette attaque nocturne est survenue dans un contexte diplomatique dense pour Kiev. Le 15 juillet, la capitale accueillait plusieurs personnalités étrangères, dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon les déclarations de Refat Choubarov, président du Mejlis du peuple tatar de Crimée, le ministre des Affaires étrangères de Turquie se trouvait également à Kiev lors de cette nuit de frappes. Avant le déclenchement de la salve balistique, la capitale avait déjà été la cible d’attaques de drones de type « Shahed » durant la soirée du 15 juillet.
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Historique récent des attaques balistiques
Les frappes du 16 juillet s’inscrivent dans une série d’attaques balistiques répétées contre Kiev au cours du mois de juillet : * 14 juillet : La majorité des missiles (5 sur 8) ont été interceptés par la défense antiaérienne, une capacité rendue possible par l’obtention de nouveaux intercepteurs pour les systèmes Patriot. * 7 et 11 juillet : Ces attaques ont causé des victimes et des dizaines de blessés. Dans ces deux cas, les missiles avaient atteint leurs cibles avant même que l’alerte aérienne ne soit déclenchée. * 2 et 6 juillet : Ces journées ont été marquées par des bilans particulièrement lourds, avec plus d’une cinquantaine de morts. Après l’attaque du 6 juillet, durant laquelle aucune interception n’avait été enregistrée, les autorités ukrainiennes avaient déclaré un épuisement temporaire des stocks de munitions pour les systèmes Patriot. L’intensité des frappes russes sur Kiev et d’autres régions, incluant des villes comme Odessa, Soumy et Zaporijjia, continue de peser lourdement sur la situation sécuritaire du pays, avec des bilans humains régulièrement rapportés dans les zones frontalières et les grandes agglomérations.

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