La dynamique des marchés : entre correction technique et « mort croisée »

Le marché de l’or traverse une période de turbulences inédite depuis la crise financière mondiale. Au 30 juin 2026, le cours de l’once d’or a enregistré une baisse mensuelle de 12,65 %, une ampleur qui n’avait pas été observée depuis octobre 2008, où le métal précieux avait reculé de 16,80 %, selon les données rapportées par Sözcü Gazetesi.
Cette pression vendeuse a provoqué un signal technique redouté par les analystes : la « mort croisée » (death cross). Ce phénomène survient lorsque la moyenne mobile à 50 jours (4 438 dollars) croise à la baisse la moyenne mobile à 200 jours (4 477 dollars). Pour de nombreux observateurs, cette configuration technique suggère que la pression baissière pourrait perdurer tant que les cours ne parviendront pas à repasser au-dessus de ces seuils critiques.
Les facteurs structurels : pétrole, Fed et dollar fort
La faiblesse actuelle de l’or s’explique par une combinaison de facteurs macroéconomiques. La Réserve fédérale américaine (Fed) maintient des taux d’intérêt élevés pour contrer l’inflation, ce qui renforce l’attrait des obligations au détriment de l’or, un actif qui ne génère aucun rendement immédiat. Comme le souligne Bigpara, le raffermissement de l’indice du dollar rend également l’or plus coûteux pour les investisseurs détenant d’autres devises, freinant ainsi la demande mondiale.
Le secteur pétrolier joue également un rôle déterminant. Bart Melek, président de la stratégie des matières premières chez TD Securities, met en garde contre les risques inflationnistes liés aux tensions énergétiques.
“Temel risk, aşırı satılmış petrol piyasasının keskin bir toparlanma gösterebilmesi. Brent petrolün hâlâ 90-110 dolar aralığına yükselebileceğini, enflasyon beklentilerini artırabileceğini, sıkı para politikası eğilimini güçlendirebileceğini ve bunun da altın sahipleri için taşıma ve fırsat maliyetlerini artırabileceğini düşünüyoruz.”Bart Melek, TD Securities
Perspectives à long terme : une opportunité ou un piège ?
Malgré la volatilité, certains analystes estiment que les fondamentaux à long terme restent intacts. Selon TD Securities, si les pressions inflationnistes liées au pétrole s’atténuent et que la Fed finit par privilégier le soutien à l’emploi, l’or pourrait entamer une nouvelle phase haussière. L’institution projette même une cible de 5 300 dollars d’ici 2027.
Cette vision optimiste est partagée par Candaş Atalay, PDG de Yatırımım Trader, qui perçoit la baisse actuelle comme une phase de transition plutôt qu’un effondrement définitif de la valeur stratégique de l’or.
“Altının yeniden 6000 dolar hedeflemesi sadece zaman kayması içeriyor. Ekonomilerde borç seviyeleri sürdürülemez bir hızda yükselmeye devam ediyor. Tarihte yaşananlar, aşırı borç yükü altındaki hükümetlerin, söz konusu yükümlülükleri azaltmak için daha yüksek enflasyon ve finansal baskılama dönemlerine başvurduğunu göstermektedir.”Candaş Atalay, Yatırımım Trader
État des lieux sur le marché intérieur
En Turquie, le contrecoup des marchés internationaux s’est fait sentir immédiatement sur le gramme d’or. Au 30 juin 2026, selon Bloomberg HT, le gramme d’or s’échangeait autour de 6 038 TL. Bien que ce prix affiche une progression annuelle de 42,78 %, la performance mensuelle est marquée par une perte de 8,71 %. Les investisseurs suivent désormais avec attention le seuil des 4 000 dollars pour l’once, considéré par les experts comme un niveau de support psychologique et technique majeur. La période à venir, notamment jusqu’à la fin août, pourrait rester marquée par une demande atone et une tendance latérale des prix, offrant une fenêtre potentielle pour les investisseurs de long terme cherchant à réduire leurs coûts d’acquisition.
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