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# Détroit d’Ormuz : Donald Trump lance « Project Freedom » pour libérer les navires bloqués, les marchés asiatiques en haleine
**DUBAÏ, Émirats arabes unis** — Le monde retient son souffle alors que les États-Unis lancent, ce lundi 4 mai 2026, une opération militaire et humanitaire d’envergure pour forcer le passage dans le détroit d’Ormuz. Baptisée Project Freedom
, cette initiative du président Donald Trump vise à évacuer des centaines de navires et environ 20 000 marins piégés dans cette artère vitale depuis le début du conflit avec l’Iran.
L’annonce, faite dimanche via le réseau social Truth Social, a immédiatement provoqué une réaction contrastée sur les places financières asiatiques ce lundi. Les investisseurs, oscillant entre l’espoir d’une désescalade et la crainte d’une confrontation directe, ont maintenu des indices boursiers mitigés.
### Un déploiement militaire massif pour un « geste humanitaire »
Pour sécuriser l’évacuation des navires, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a mobilisé des moyens considérables. L’opération s’appuie sur :
* Des destroyers lance-missiles ;
* Plus de 100 aéronefs basés au sol et en mer ;
* 15 000 membres des forces armées ;
* Des plateformes non habitées multi-domaines.
Le président Trump a insisté sur la nature non offensive de la mission, la qualifiant de geste humanitaire
destiné aux pays neutres et innocents
dont les équipages s’épuisent.
« Nous avons informé ces pays que nous guiderions leurs navires en toute sécurité hors de ces voies navigables restreintes, afin qu’ils puissent librement et efficacement reprendre leurs activités. » Donald Trump, Président des États-Unis
### Téhéran dénonce une violation du cessez-le-feu
L’accueil à Téhéran est, sans surprise, glacial. L’Iran, qui exerce un contrôle strict sur le détroit depuis le déclenchement de la guerre le 28 février dernier, voit dans cette initiative une provocation majeure.
Ebrahim Azizi, chef de la commission de sécurité nationale du parlement iranien, a été explicite dans une publication sur X (anciennement Twitter) :
« Toute ingérence américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d’Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu. » Ebrahim Azizi, Parlement iranien
Cette tension est exacerbée par des rapports faisant état d’attaques contre deux navires à proximité du détroit ce dimanche et lundi, plongeant la région dans une instabilité critique.
### L’économie mondiale sous haute tension
L’enjeu est colossal : environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel, ainsi que des cargaisons essentielles de fertilisants, transitent par ce point de passage. Selon la firme de renseignement maritime AXSMarine, plus de 900 navires commerciaux se trouvaient encore dans le Golfe au 29 avril.
L’impact sur les matières premières est immédiat. Le prix du baril de référence américain a reculé de 21 cents pour s’établir à 101,74 $, tandis que le Brent, standard international, a légèrement progressé de 5 cents pour atteindre 108,19 $.
Si le président Trump a évoqué des discussions très positives
avec Téhéran pouvant mener à une issue favorable, la réalité du terrain reste précaire. Pour les 20 000 marins, dont beaucoup sont originaires d’Inde et d’Asie du Sud-Est, « Project Freedom » représente l’unique espoir de quitter des eaux où drones et missiles interceptés explosent régulièrement au-dessus de leurs têtes.


