Budget 2026 : Le PDG de la BSE anticipe un afflux vers les actions et une Inde renforcée
MUMBAI, Inde – L’annonce du Budget 2026 a déclenché une analyse approfondie des implications pour les marchés indiens. Parmi les mesures scrutées, l’augmentation de la taxe sur les transactions boursières (STT) et les projections de dépenses en capital suscitent des débats. Sundararaman Ramamurthy, directeur général et PDG de la Bourse de Bombay (BSE), a partagé son analyse avec ET Now, offrant une perspective nuancée sur les opportunités et les dynamiques du marché.
Ramamurthy estime que l’augmentation de la STT pourrait paradoxalement stimuler l’investissement en actions. “Je pense que cette mesure encouragera les gens à considérer les investissements en actions, ce qui se traduira par des investissements à plus long terme,” a-t-il déclaré. Il anticipe également un possible transfert de fonds des fonds monétaires vers les actions ou les dépôts bancaires.
L’Inde, avec sa croissance économique soutenue, attire de plus en plus d’investisseurs, tant nationaux qu’étrangers. Cependant, Ramamurthy souligne la difficulté de prédire l’impact précis d’une seule mesure budgétaire sur un marché aussi dynamique. “Avec une économie en croissance comme celle de l’Inde, le nombre d’investisseurs, de participants et d’acteurs étrangers est en augmentation. Il est donc très difficile de prédire l’impact d’un événement, d’une déclaration ou d’une règle budgétaire,” a-t-il expliqué.
Les flux de capitaux étrangers sont particulièrement complexes, influencés par une multitude de facteurs allant des tensions géopolitiques aux fluctuations des prix de l’or. Ramamurthy a souligné que le gouvernement indien reste fermement engagé dans sa politique d’autonomie, “Atmanirbharta Bharat”, en soutenant les secteurs manufacturiers, les services et les infrastructures. Cette stratégie, selon lui, devrait à terme attirer davantage d’investissements étrangers.
“Le gouvernement fait tout son possible pour renforcer l’Inde dans la fabrication, les services, les infrastructures, en encourageant les instruments de dette et en soutenant massivement les PME,” a-t-il précisé. “Si l’Inde est forte, naturellement, davantage de fonds étrangers peuvent être attendus.”
Le budget prévoit 12 200 milliards de roupies (environ 146 milliards de dollars américains) en dépenses en capital, un chiffre que Ramamurthy juge significatif. Il a également noté l’afflux de capitaux privés, illustré par le nombre record d’introductions en bourse (IPO) en Inde. “Il n’y a pas de pénurie de capitaux privés,” a-t-il affirmé, soulignant les efforts du gouvernement pour faciliter les affaires et mener des réformes.
Enfin, Ramamurthy a félicité la National Stock Exchange (NSE) pour avoir obtenu l’autorisation d’introduire en bourse, saluant la diligence de la SEBI (Securities and Exchange Board of India) dans le respect des délais annoncés.
L’analyse de Ramamurthy offre aux investisseurs une perspective éclairée sur les implications potentielles du budget pour les marchés indiens, mettant en évidence les opportunités et les défis à venir. L’Inde, avec sa trajectoire de croissance ambitieuse, continue d’attirer l’attention des investisseurs du monde entier.
[Intégration potentielle d’un tweet de la SEBI félicitant la NSE pour son autorisation d’IPO : (exemple) https://twitter.com/SEBI_India/status/XXXXXXX ]
[Intégration potentielle d’une vidéo de l’interview de Sundararaman Ramamurthy sur ET Now : (exemple) https://www.youtube.com/watch?v=YYYYYYY ]
