Les marchés boursiers américains ont progressé mardi, poursuivant la dynamique observée la veille, dans un contexte d’évolution de la situation en Iran.
L’indice S&P 500 a gagné 0,3 %, le Nasdaq Composite a grimpé de près de 0,3 % et le Dow Jones Industrial Average a ajouté 92 points, soit 0,2 %.
La volatilité des prix du pétrole et les conséquences du conflit en Iran continuent d’influencer le sentiment des investisseurs. Mardi matin, les prix du pétrole ont augmenté de 2 %, le baril de Brent dépassant la barre des 100 dollars.
Malgré la hausse des prix du pétrole, le secteur de la consommation discrétionnaire de l’indice S&P 500 a enregistré une progression notable de 1 %, tiré par les gains d’Expedia Group et de Booking Holdings. De solides prévisions de revenus de la part des compagnies aériennes Delta, American et JetBlue ont soutenu ces valeurs.
Le secteur de l’énergie a été le plus performant de l’indice, avec une hausse d’environ 1,7 %.
L’évolution des prix du pétrole est liée aux déclarations de l’ancien président Donald Trump, qui a suggéré lundi la mise en place d’une coalition pour protéger le transport maritime dans le détroit d’Ormuz, tout en affirmant que les États-Unis n’avaient pas besoin de l’aide de l’OTAN ou d’autres pays pour assurer cette protection. Trump a déclaré sur son réseau social Truth Social que l’armée américaine avait « décimé » l’armée iranienne et qu’elle n’avait donc plus besoin de l’assistance de l’OTAN.
Ces déclarations ont entraîné un repli des marchés boursiers et une légère hausse des prix du pétrole, les investisseurs espérant la formation d’une coalition.
Les prix du pétrole ont augmenté depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, en raison des craintes d’une perturbation potentielle de l’approvisionnement énergétique mondial en cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz.
Les investisseurs surveillent de près l’évolution du conflit, notamment après la mort d’Ali Larijani, responsable de la sécurité iranienne, dans des frappes aériennes, selon le ministre israélien de la Défense, Israel Katz.
Holly Mazzocca, présidente de Bartlett Wealth Management, a souligné lundi que, malgré une économie relativement solide, une inflation maîtrisée et de bons résultats d’entreprises, les risques pour cette croissance étaient croissants. Elle a notamment mis en avant le ralentissement du marché du travail.
