Sécheresse en Amérique Latine : L’air devient mortel, une étude révèle un lien direct avec la production hydroélectrique
Atlanta, Géorgie – une nouvelle étude alarmante de la Georgia State University révèle que les sécheresses croissantes en Amérique Latine entraînent une augmentation significative de la pollution de l’air et, par conséquent, une hausse des décès prématurés. La recherche, publiée dans Nature Communications, établit un lien direct entre la diminution de la production hydroélectrique due à la sécheresse et le recours accru aux centrales thermiques polluantes.
Alors que les niveaux d’eau des réservoirs s’abaissent, les pays de la région sont contraints de compenser le déficit énergétique en activant des centrales fonctionnant au charbon, au pétrole ou au gaz. cette transition,bien que nécessaire pour maintenir l’approvisionnement en électricité,libère des quantités importantes de polluants atmosphériques nocifs,aggravant les problèmes respiratoires et cardiovasculaires,et augmentant le risque de décès prématurés,en particulier dans les communautés les plus vulnérables.
“Il est clair que les sécheresses ne sont pas seulement une crise hydrique, mais aussi une crise de santé publique”, explique Del Valle, l’un des auteurs de l’étude. “Les législateurs doivent investir dès maintenant dans des solutions qui seront à la fois rentables et sauveront des vies.”
L’étude met en évidence plusieurs pistes d’action pour les décideurs politiques :
Développement du stockage d’énergie : Permettre le déploiement de l’énergie propre même en l’absence d’hydroélectricité.
Commerce régional de l’électricité : Établir des normes de pollution harmonisées pour éviter le déplacement des émissions d’un pays à l’autre.
Retrait ciblé des centrales polluantes : Prioriser la fermeture des centrales situées à proximité des populations défavorisées, en promouvant la justice environnementale.
Gestion de la demande : Mettre en place des incitations à la conservation de l’énergie, notamment pendant les périodes de sécheresse.
Un problème mondial, pas seulement latino-américain
Les conclusions de cette étude ne se limitent pas à l’Amérique Latine. Des recherches similaires menées aux États-Unis confirment que la production d’électricité a un impact environnemental significatif. Avec le réchauffement climatique et l’intensification des sécheresses à l’échelle mondiale, la nécessité de diversifier les sources d’énergie et d’investir dans des solutions durables devient de plus en plus urgente.
La dépendance excessive à l’hydroélectricité, bien que considérée comme une source d’énergie renouvelable, présente un risque majeur face aux changements climatiques. La sécheresse, exacerbée par le réchauffement planétaire, met en évidence la fragilité de ce système et la nécessité de développer des alternatives plus résilientes.
L’étude propose une feuille de route pour identifier les centrales les plus polluantes et prioriser leur remplacement par des sources d’énergie plus propres. Il s’agit d’un appel à l’action pour les gouvernements, les entreprises et les citoyens du monde entier, afin de protéger la santé publique et de lutter contre le changement climatique.
