Les attaques ukrainiennes fragilisent la production pétrolière russe, atteignant un plus bas de 15 ans
Moscou – La production pétrolière russe a subi un recul significatif en 2025, atteignant son niveau le plus bas depuis au moins 15 ans, conséquence directe des attaques ukrainiennes intensifiées contre ses infrastructures énergétiques clés. Les livraisons aux raffineries russes ont chuté à 228,34 millions de tonnes l’année dernière, selon des données citées par le quotidien russe Kommersant.
Cette baisse de l’approvisionnement a entraîné une diminution de 1,7% du taux de traitement du pétrole brut par rapport à 2024. L’industrie s’attend à ce que cette tendance se poursuive, en raison du risque accru de nouvelles interruptions de fonctionnement des raffineries et du manque d’incitations économiques à augmenter la production.
L’escalade du conflit sur le front énergétique, qui voit également la Russie cibler les infrastructures gazières et électriques ukrainiennes, a pris une nouvelle dimension au second semestre 2025. L’Ukraine a intensifié ses attaques à l’aide de drones et de missiles contre les raffineries, les dépôts et les terminaux d’exportation russes.
En septembre dernier, près de 15% de la capacité de traitement du pétrole brut russe était hors service en raison de dommages causés par des frappes de drones. Le port pétrolier de Novorossiysk, sur la mer Noire, a même suspendu ses exportations pendant quelques jours en novembre suite à une attaque majeure.
Ces attaques ne visent plus seulement les réserves de stockage, mais s’attaquent désormais à des équipements de raffinerie complexes et difficiles à remplacer, notamment des unités de craquage, dont une grande partie est d’origine occidentale et soumise à des sanctions. Le Center for European Policy Analysis a souligné ce changement de stratégie, notant que l’Ukraine cherche à maximiser l’impact sur la capacité de production russe à long terme.
Le ministère russe de l’Énergie n’a pour l’instant pas commenté ces événements, ni publié de détails sur les fermetures ou les arrêts imprévus des raffineries. Cette absence de transparence alimente les inquiétudes quant à la vulnérabilité de l’infrastructure énergétique russe et à son impact potentiel sur l’approvisionnement mondial en pétrole.
L’impact de ces perturbations s’étend au-delà de la Russie. La diminution de la production pétrolière russe pourrait exercer une pression supplémentaire sur les prix mondiaux du pétrole, déjà volatils en raison des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube analysant l’impact géopolitique des attaques sur les infrastructures énergétiques : exemple, une analyse de Bloomberg ou de Reuters.]
[Intégration potentielle d’un post Instagram d’un expert en énergie commentant les données de production russe : exemple, un graphique illustrant la baisse de la production.]
Cette situation souligne l’importance croissante de la sécurité énergétique et la nécessité pour les pays consommateurs de diversifier leurs sources d’approvisionnement. L’évolution du conflit en Ukraine et ses répercussions sur le marché pétrolier mondial restent à surveiller de près.
