Home InternationalRetrait russe de Qamishli : fin de la présence militaire en Syrie ?

Retrait russe de Qamishli : fin de la présence militaire en Syrie ?

Russie : Retrait progressif de Syrie, Assad reprend le contrôle

Qamishli, Syrie – La Russie a entamé le retrait de ses forces de l’aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, un mouvement qui pourrait marquer la fin de sa présence militaire significative dans cette région stratégique. L’information, rapportée initialement par Reuters lundi, est corroborée par cinq sources syriennes.

Le retrait s’accompagne d’un transfert d’équipements militaires et d’armes lourdes vers la base aérienne de Khmeimim, sur la côte ouest syrienne. Selon les sources de Reuters, une partie des troupes russes rejoindra Khmeimim, tandis que d’autres retourneront en Russie.

Depuis 2019, l’aéroport de Qamishli servait de point d’observation clé pour la Russie dans le nord-est syrien, une région à majorité kurde, et de plaque tournante logistique pour le déploiement de ses forces. Ce retrait intervient alors que le gouvernement syrien, sous la direction du président Bachar al-Assad, intensifie ses efforts pour reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire national, après plus d’une décennie de guerre civile.

Au cours du mois de janvier, les forces gouvernementales syriennes ont repris de vastes zones de territoire dans le nord et l’est du pays, aux dépens des Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité kurde. Un cessez-le-feu de 15 jours a été convenu entre les deux parties samedi dernier, selon Reuters.

L’évolution s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes. La semaine dernière, le quotidien russe Kommersant citait une source syrienne anonyme suggérant que Damas pourrait bientôt demander à la Russie de quitter la base de Qamishli, estimant qu’il n’y a plus de raison pour sa présence. La question devrait être abordée une fois que la province de Hasakah sera entièrement sous contrôle gouvernemental.

Bien que le nouveau leadership syrien ait affirmé sa volonté de respecter les accords passés avec Moscou, notamment le maintien des bases russes de Khmeimim et du port de Tartous, certains experts estiment que le rôle de la Russie en tant que médiateur régional s’est affaibli.

Anton Mardasov, analyste au Conseil russe des affaires internationales, explique que la pression croissante sur les Kurdes et la concurrence accrue dans la région rendent logique un retrait russe du nord-est syrien. “La Russie a perdu son rôle de médiateur. Le retrait est une conséquence logique de la situation actuelle”, a-t-il déclaré.

Ce retrait potentiel marque un tournant dans l’implication russe en Syrie, un pays où Moscou a joué un rôle crucial dans le soutien au régime d’Assad depuis le début du conflit en 2011. L’intervention militaire russe en 2015 a permis à Assad de reprendre le contrôle de la majeure partie du territoire syrien, mais la situation reste complexe et instable.

La Syrie, ravagée par plus de 13 ans de guerre, a subi des pertes humaines et matérielles considérables. Selon les estimations des Nations Unies, plus de 5,7 millions de Syriens sont des réfugiés et plus de 6,8 millions sont déplacés à l’intérieur du pays. Le conflit a également eu des répercussions régionales et internationales, exacerbant les tensions géopolitiques et contribuant à la crise migratoire en Europe.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube sur la situation en Syrie, par exemple une analyse de la guerre civile syrienne par un média international reconnu.]

[Intégration potentielle d’un post X (anciennement Twitter) d’un journaliste sur le terrain rapportant le retrait russe.]

La situation en Syrie reste à suivre de près, car le retrait russe pourrait avoir des conséquences importantes pour la stabilité de la région et l’avenir du pays.

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