Australie : L’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs s’étend potentiellement à une douzaine de nouvelles plateformes
Sydney, Australie – L’Australie pourrait étendre son interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans à une douzaine de plateformes supplémentaires, incluant des noms populaires comme WhatsApp, Reddit, Twitch et roblox. L’annonce a été faite ce mercredi 24 septembre par le régulateur australien de la sécurité en ligne, l’eSafety Commissioner.
Cette initiative, qui fait de l’Australie le premier pays au monde à adopter une telle mesure, vise à protéger les jeunes utilisateurs des risques liés à l’exposition précoce aux réseaux sociaux. Facebook, Snapchat, TikTok et YouTube sont déjà concernés par cette interdiction.
L’eSafety Commissioner a envoyé des demandes d’auto-évaluation à 16 entreprises supplémentaires, leur demandant de justifier pourquoi leur plateforme ne devrait pas être incluse dans la liste.Pinterest, Lego Play, la plateforme de streaming kick et la plateforme de jeux Steam figurent également parmi celles-ci.
Julie Inman Grant,à la tête de l’eSafety Commissioner,a précisé que les entreprises auront la possibilité de plaider leur cas. Le régulateur se concentrera en priorité sur les plateformes comptant le plus grand nombre d’utilisateurs et présentant les risques les plus élevés pour le bien-être des jeunes.
Roblox a déjà réagi, affirmant ne pas être une plateforme de médias sociaux au sens strict. L’entreprise souligne qu’elle interdit le partage de photos et vidéos du monde réel, ainsi que les actualités, et ne propose pas de flux de médias sociaux en Australie. Elle a communiqué à l’eSafety commissioner sa position, estimant qu’elle relève d’une plateforme de jeux en ligne et est donc exemptée de l’interdiction.
Contexte et enjeux :
Cette décision s’inscrit dans un contexte mondial de préoccupations croissantes concernant l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et le développement des jeunes. Des études récentes mettent en évidence des liens entre l’utilisation intensive des réseaux sociaux et l’augmentation des cas de dépression, d’anxiété et de cyberharcèlement chez les adolescents.
L’australie, pionnière en matière de régulation numérique, cherche ainsi à établir un cadre plus protecteur pour ses jeunes citoyens. L’efficacité de cette mesure et son impact sur le comportement des plateformes et des utilisateurs seront suivis de près par d’autres pays confrontés aux mêmes défis. La question de l’âge minimal pour accéder aux réseaux sociaux et la responsabilité des plateformes dans la protection des mineurs sont désormais au cœur des débats internationaux.
