Home NouvellesPrix immobiliers UK : hausse en février, pas de ralentissement budgétaire

Prix immobiliers UK : hausse en février, pas de ralentissement budgétaire

Hausse inattendue des prix de l’immobilier au Royaume-Uni en février, malgré les incertitudes économiques

LONDRES – Contre toute attente, les prix de l’immobilier au Royaume-Uni ont augmenté en février, évitant ainsi la spirale négative observée avant le budget de novembre dernier. Cette résilience intervient alors que la ministre des Finances, Rachel Reeves, s’apprête à présenter ses prévisions de printemps ce mardi.

Selon les données de Nationwide, la plus grande société de construction du Royaume-Uni, le prix moyen d’une maison a atteint 273 176 £ le mois dernier, soit une hausse de 0,3 % par rapport au mois précédent. Cette augmentation correspond à celle de janvier et dépasse les prévisions des analystes qui tablaient sur un gain de 0,2 %. Le taux de croissance annuel est resté stable à 1 %.

Cette performance surprend d’autant plus que le marché immobilier avait connu un ralentissement en fin d’année 2025, en raison des spéculations concernant d’éventuelles modifications de la fiscalité immobilière. L’annonce imminente des prévisions budgétaires de Reeves n’a pas eu l’effet dissuasif observé précédemment.

Jason Tebb, président du site immobilier OnTheMarket, souligne un regain d’activité et de confiance sur le marché. « Les acheteurs et les vendeurs avancent dans leurs projets avec plus de clarté, notamment parce que les prévisions de printemps n’ont pas suscité le même niveau de spéculation négative que le budget de novembre », a-t-il déclaré.

Robert Gardner, économiste en chef de Nationwide, attribue cette reprise modeste à un rebond après une période d’incertitude liée aux potentielles modifications fiscales avant le budget. Il prévoit une amélioration continue de l’activité dans les prochains trimestres, à condition que l’accessibilité financière, qui s’est améliorée l’année dernière, se maintienne.

Le nombre de transactions immobilières a augmenté de 10 % l’année dernière par rapport à 2024, grâce notamment à l’amélioration de l’accessibilité financière et à l’assouplissement des conditions d’octroi de prêts hypothécaires, favorisant ainsi l’activité des primo-accédants. Ces derniers devraient continuer à stimuler les ventes cette année.

Cependant, l’évolution des taux d’intérêt reste un facteur d’incertitude. Alors que l’inflation au Royaume-Uni devrait atteindre la cible de 2 % de la Banque d’Angleterre d’ici avril, ouvrant la voie à une nouvelle baisse des taux, les tensions géopolitiques actuelles pourraient compliquer la situation. Les frappes américano-israéliennes en Iran ont en effet provoqué une forte hausse des prix du pétrole, réduisant ainsi les chances d’une baisse des taux en mars.

Alice Haine, analyste en finances personnelles chez Bestinvest, met en garde contre l’impact d’une hausse des prix de l’énergie sur la capacité de la Banque d’Angleterre à maîtriser l’inflation. Elle souligne également les difficultés rencontrées par les propriétaires dont les prêts hypothécaires à taux fixe arrivent à échéance, les obligeant à renégocier à des taux beaucoup plus élevés.

Malgré ces défis, le marché immobilier britannique montre des signes de résilience, porté par une demande soutenue et une amélioration de l’accessibilité financière. Le nombre de nouveaux prêts hypothécaires approuvés a diminué en janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis deux ans (59 999), mais le taux d’intérêt effectif sur les nouveaux prêts a également baissé, atteignant 4,09 % en janvier contre 4,15 % en décembre.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.