Le prix repère de vente du gaz progresse de 6,6 % en moyenne au 1er novembre, portant la hausse cumulée à plus de 42 % depuis le début de l’année pour les ménages français.
Les tarifs du gaz bondissent de 6,6 % au premier novembre
Le prix repère de vente du gaz, publié par la Commission de régulation de l’énergie, doit augmenter de 6,6 % en moyenne au 1er novembre. Les factures énergétiques des foyers français s’apprêtent à s’alourdir de nouveau. Cette échéance marque un nouveau palier dans la flambée des tarifs du gaz, alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux et les répercussions des conflits au Moyen-Orient et en Iran.
Selon les calculs de la plateforme Hello Watt, cette progression succède à des augmentations mensuelles de 5,6 % en septembre et de 6,3 % en octobre. L’organisme de régulation et les comparateurs d’énergie confirment cette trajectoire ascendante.

Le chauffage central pèse plus lourd sur les factures
Toutes les configurations domestiques ne sont pas logées à la même enseigne. La hausse de la facture varie selon l’utilisation que les foyers font de cette énergie au quotidien.
- Les ménages utilisant le gaz uniquement pour cuisiner et chauffer leur eau subissent une augmentation de 6,7 %.
- Les foyers qui se servent également du gaz pour le chauffage central constatent une répercussion de 8,3 % sur leurs tarifs.
Sylvain Le Falher, cofondateur de Hello Watt, évalue l’augmentation cumulée des tarifs à 42,4 % depuis le mois de janvier 2026. La facture annuelle des foyers chauffés au gaz pourrait ainsi s’avérer supérieure de 10 % par rapport à l’année précédente.
Six millions de foyers subissent de plein fouet les fluctuations du marché
Plus de six millions de foyers disposent actuellement d’un contrat indexé sur les mouvements du marché, sur un total de 10,31 millions de contrats de gaz naturel recensés par la CRE au 31 mars 2026. Depuis la disparition des tarifs réglementés intervenue en juillet 2023, le prix repère sert de boussole de référence aux fournisseurs, et de nombreuses offres commerciales lui restent directement indexées.
Ces abonnés absorbent de plein fouet chaque nouvelle flambée tarifaire mensuelle. Environ 40 % des consommateurs résidentiels avaient opté pour une offre à prix fixe à la fin de l’année 2025.
Ces abonnés traversent la période de chauffe avec un tarif bloqué, les protégeant temporairement des soubresauts du marché de gros selon les données de la Commission de régulation de l’énergie.
Les usagers comparent les contrats avant l’hiver
Les analystes du marché conseillent aux abonnés de vérifier les dates de fin d’engagement de leurs contrats actuels, le coût garanti du kilowattheure ainsi que les conditions de renouvellement.
Face à une inflation énergétique qui dépasse 42 % en cumul sur dix mois, la recherche de sécurité l’emporte pour de nombreux usagers soucieux de sécuriser leur budget avant l’arrivée des températures hivernales. Les marchés mondiaux continueront-ils de dicter ces hausses mensuelles tout au long de la saison froide ?
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