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Neurosciences : Moskowitz dénonce un diagnostic des psychoses et troubles dissociatifs « obsolète

by Camille Laurent - Santé
Neurosciences : Moskowitz dénonce un diagnostic des psychoses et troubles dissociatifs « obsolète

Le professeur Moskowitz, spécialiste en neurosciences cognitives, a affirmé le 3 juillet 2026 lors d’une conférence à l’Université de Ljubljana que les troubles psychotiques et dissociatifs ont été mal compris pendant des décennies, selon une déclaration rapportée par Dnevnik. Il a précisé que les classifications actuelles de ces états ne reflètent pas leur complexité biologique réelle.

Contexte et déclarations du professeur Moskowitz
Dans un entretien avec Dnevnik, le professeur Moskowitz, affilié à l’Institut de recherche en santé mentale de l’Union européenne, a souligné que les modèles cliniques traditionnels, basés sur des symptômes observés, négligent les mécanismes neurologiques sous-jacents. « Des décennies de recherche ont mis en lumière des liens entre la désintégration du réseau de la mémoire et les épisodes dissociatifs, mais ces découvertes n’ont pas été intégrées dans les directives diagnostiques », a-t-il déclaré.

Réactions des experts
Le Dr. Anja Kovač, psychiatre à l’Hôpital de Maribor, a confirmé que les classifications du DSM-5, utilisées internationalement, « restent largement centrées sur les comportements, pas sur les causes biologiques ». Elle a toutefois rappelé que des études récentes, comme une analyse publiée en avril 2026 dans Neuroscience Letters, montrent des anomalies spécifiques dans l’activation du lobe temporal chez les patients dissociatifs.

Implications pour le traitement
Les recommandations du professeur Moskowitz incluent une révision des protocoles de diagnostic pour intégrer des tests neuroimagerie fonctionnelle. « Si nous ne changons pas notre approche, des milliers de patients continueront à recevoir des traitements inadaptés », a-t-il averti. Des chercheurs slovènes, comme le laboratoire de l’Université de Ljubljana, ont déjà commencé à tester des outils de détection basés sur l’analyse du rythme cérébral, selon un communiqué du 2 juillet.

Perspectives futures
Le professeur Moskowitz a appelé à une collaboration internationale pour standardiser les critères diagnostiques. « La santé mentale ne connaît pas de frontières, et nos méthodes doivent évoluer en conséquence », a-t-il insisté. Des discussions sont en cours entre l’OMS et des universités européennes pour élaborer un guide actualisé, selon un document interne consulté par Dnevnik.

Quoi attendre ?
Les prochaines semaines devraient voir des débats publics sur les implications de ces changements, notamment dans les systèmes de santé publique. Les professionnels de la santé mentale surveillent de près les résultats des essais cliniques en cours, qui pourraient redéfinir les protocoles de traitement d’ici 2027.

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