Namewee publie de nouvelles chansons depuis sa détention provisoire dans une affaire de meurtre
Kuala Lumpur, Malaisie – Le rappeur malaisien Namewee, de son vrai nom Wee Meng Chee, a sorti deux chansons sur Spotify alors qu’il est en détention provisoire dans le cadre d’une enquête sur la mort de l’influenceuse taïwanaise Iris Hsieh Yu-hsin.Les titres, “very Shuai” (qui signifie “très beau”) et “Chosen ABC”, sont sortis respectivement mercredi et vendredi.
Namewee, 42 ans, est détenu depuis le 5 novembre pour aider à l’enquête sur le décès de Hsieh, 31 ans. La police a confirmé que Namewee était la dernière personne à avoir vu Hsieh avant sa mort, initialement classée comme un décès subit avant d’être requalifiée en meurtre.
Selon les premières investigations, Namewee aurait découvert hsieh inconsciente dans la baignoire d’un hôtel en Malaisie et aurait tenté de lui prodiguer les premiers secours avant d’appeler les services d’urgence. Les deux artistes collaboraient sur un projet vidéo.
Namewee avait été précédemment arrêté pour possession et usage présumés de drogues, mais a été libéré sous caution le 24 octobre après avoir plaidé non coupable. Il s’est rendu à la police le lendemain, annonçant son action sur Instagram.
L’enquête a révélé que Hsieh est décédée le 22 octobre. Les autorités continuent de rassembler des preuves pour déterminer les circonstances exactes de son décès.
Contexte : La scène musicale malaisienne et les défis juridiques des artistes
Namewee est une figure controversée mais populaire de la scène musicale malaisienne, connu pour ses chansons satiriques et ses prises de position sociales. Il a souvent été au center de polémiques et a déjà été confronté à des accusations de sédition pour ses œuvres.
cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les artistes en Malaisie, où les lois sur la drogue sont strictes et les enquêtes criminelles peuvent être longues et médiatisées. La publication de nouvelles chansons par Namewee pendant sa détention soulève également des questions sur les conditions de sa détention et l’accès des détenus aux ressources créatives. L’affaire continue de susciter un vif intérêt du public et des médias, tant en Malaisie qu’à Taïwan.
