Namewee, rappeur malaisien controversé, accusé de possession et d’usage de drogue
Kuala Lumpur, Malaisie – Le rappeur malaisien Namewee, connu pour ses chansons satiriques et ses prises de position politiques, a été inculpé devant le tribunal de première instance de Kuala Lumpur le 24 octobre pour des infractions liées à la drogue. Il est accusé de possession et d’usage de substances illicites en vertu de la loi sur les drogues dangereuses de 1952.
Si reconnu coupable de possession, Namewee risque jusqu’à cinq ans de prison et neuf coups de canne, une peine courante en Malaisie pour les infractions liées à la drogue. La consommation de drogue est passible d’une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Le rappeur a plaidé non coupable et a été libéré sous caution de 4 000 RM (environ 953 $ US) avec une caution locale pour chaque accusation.La prochaine audience est prévue le 18 décembre.
Dans une publication Instagram datée du 2 novembre, namewee a fermement nié les accusations, affirmant qu’il n’avait ni consommé ni possédé de drogue. Il a admis avoir consommé de l’alcool plus fréquemment ces derniers temps, mais a réfuté toute implication dans l’usage de drogues. Il a également évoqué des tentatives de chantage à son encontre, affirmant être prêt à affronter ceux qui tentent de le discréditer.
namewee, de son vrai nom wee Meng Chee, a acquis une notoriété internationale en 2007 grâce à une parodie rap virale de l’hymne national malaisien.Son œuvre est souvent caractérisée par une satire politique mordante, notamment des critiques à l’égard du gouvernement chinois.
Ce n’est pas la première fois que Namewee est confronté à des problèmes judiciaires. En 2014, il avait été condamné à un mois de prison ou à trois mois de travaux d’intérêt général pour une vidéo de 2009 critiquant le principal fournisseur d’électricité de Malaisie, Tenaga nasional Berhad, suite à une panne de courant. Il avait opté pour les travaux d’intérêt général.
Contexte : La Malaisie et sa législation sur les drogues
La Malaisie applique une politique de tolérance zéro en matière de drogue, avec des peines sévères, y compris la peine de mort pour certains délits liés au trafic de drogue. La loi sur les drogues dangereuses de 1952 est la législation principale régissant les infractions liées à la drogue dans le pays. Les peines pour possession et usage de drogues varient en fonction du type de drogue et de la quantité détenue.
L’affaire Namewee intervient dans un contexte de débat croissant en Malaisie sur la nécessité d’une réforme de la législation sur les drogues, certains plaidant pour une approche plus axée sur la santé publique et la réhabilitation plutôt que sur la punition.
