Lettonie : ralentissement des crédits aux entreprises mais demande active

La croissance des crédits aux entreprises en Lettonie connaît un ralentissement progressif, rétrogradant de la quatrième à la sixième place dans la zone euro en août 2026, selon la Finanšu nozares asociācija. Malgré cette décélération, la demande de financement demeure active, portée par des volumes de prêts en hausse.

L’économie lettone enregistre une modération de sa dynamique de financement aux entreprises. D’après les données de la Finanšu nozares asociācija, la croissance annuelle des prêts aux sociétés a reculé en août 2026, faisant passer le pays du quatrième rang de la zone euro en juillet au sixième rang un mois plus tard.

Une demande de financement qui résiste malgré la décélération

Selon les chiffres de Latvijas Banka, le volume des prêts nouvellement délivrés au secteur corporatif au cours des huit premiers mois de l’année 2026 dépasse de 12,2 % celui enregistré sur la même période un an plus tôt.

Les banques continuent donc d’accompagner les projets d’investissement de leurs clients, tandis que la croissance des portefeuilles de prêts en Lettonie surpasse la moyenne de la zone euro. En comparaison, la zone euro affichait fin août une progression annuelle de 4,2 % pour les portefeuilles de prêts aux entreprises, et de 3,0 % pour les crédits hypothécaires. Du côté des ménages lettons, le segment immobilier conserve une santé robuste : le portefeuille de prêts au logement s’est accru de 9,2 % sur un an, et le volume des nouveaux crédits hypothécaires octroyés sur les huit premiers mois de 2026 a progressé de 11,7 % par rapport à l’exercice précédent.

Le débat sur la contribution de solidarité des banques en Lettonie

La rentabilité modérée des établissements bancaires et l’évolution des taux d’intérêt directeurs fixés par la Banque centrale européenne — qui a relevé ses taux de refinancement de 25 points de base le 11 juin et le 10 septembre — placent le cadre fiscal au cœur des discussions sectorielles. La Finanšu nozares asociācija pointe du doigt l’impact de la contribution de solidarité appliquée aux banques.

Uldis Cērps a déclaré : « Les résultats actuels témoignent d’une bonne activité de prêt, mais nous ne pouvons compter sur le maintien de cette croissance indépendamment des évolutions de l’environnement économique. En matière de crédit aux entreprises, la disposition des sociétés à investir sera essentielle, de même que la politique économique, fiscale et de sécurité menée par le gouvernement. Pour le crédit au logement, il s’agira de la solvabilité des habitants et du coût de l’emprunt. Compte tenu de la rentabilité modérée actuelle des banques et de la normalisation des taux d’intérêt fixés par la BCE, le maintien d’une charge fiscale supplémentaire pour le secteur financier manque d’arguments objectifs. »

L’association sectorielle exhorte l’exécutif à supprimer cette surtaxe dès 2027 afin de libérer des ressources pour le crédit et de rétablir la compétitivité du pays face à ses voisins baltes.

Perspectives pour les investissements des entreprises et le marché immobilier

Pour le marché résidentiel, la solvabilité des emprunteurs et le coût global de l’endettement dictent la tendance, marqué par la hausse continue des revenus des particuliers et l’augmentation des transactions immobilières.

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