Home InternationalL’enfant mariée risque d’être exécutée en Iran si elle ne paie pas 80 000 £ en « argent du sang » | Développement mondial

L’enfant mariée risque d’être exécutée en Iran si elle ne paie pas 80 000 £ en « argent du sang » | Développement mondial

iran : Hausse alarmante des exécutions de femmes, un cas particulièrement choquant révélé

Téhéran, Iran L’Iran connaît une recrudescence inquiétante des exécutions, particulièrement celles ciblant les femmes. Selon des données compilées par l’Iran Human Rights (IHR), au moins 31 femmes ont été exécutées en 2024 pour des crimes allant de trafic de drogue à meurtre, un chiffre qui représente le plus haut total enregistré depuis plus de 15 ans. Cette tendance macabre se poursuit en 2025, avec au moins 30 exécutions déjà recensées.

Le dernier cas en date,celui de la femme identifiée uniquement sous le nom de Kouhkan,illustre la brutalité du système judiciaire iranien. Elle a été exécutée pour meurtre, rejoignant une liste grandissante de femmes victimes de la peine capitale.

Ces exécutions s’inscrivent dans un contexte général de répression accrue. En 2024, IHR a recensé au moins 419 exécutions, dont un mineur délinquant et 19 femmes, pour le seul chef d’accusation de meurtre – le nombre le plus élevé depuis 2010. Il est alarmant de constater que seulement 12% de ces exécutions ont été officiellement annoncées par les autorités iraniennes.

Des cas emblématiques de justice biaisée

Les cas de Samira Sabzian Fard, Fatemeh Salbehi et Zeinab Sekaanvand mettent en lumière les failles du système judiciaire iranien, notamment en ce qui concerne les femmes.

* Samira Sabzian Fard a été condamnée à mort pour le meurtre de son mari,qu’elle avait été forcée d’épouser alors qu’elle n’avait que 15 ans.
* Fatemeh Salbehi, arrêtée à 17 ans pour le meurtre de son mari plus âgé, a été interrogée sans la présence d’un avocat et a initialement avoué avant de rétracter ses déclarations, affirmant que le crime avait été commis par des intrus.
* Zeinab sekaanvand, arrêtée à 17 ans après avoir épousé un homme à 15 ans, a avoué avoir poignardé son mari après des mois de violences. Elle a ensuite accusé son beau-frère de l’avoir violée à plusieurs reprises et d’être l’auteur du meurtre.

Dans ces trois cas, malgré des circonstances atténuantes et des rétractations, les femmes ont été exécutées.

Le Diya : une lueur d’espoir limitée

Malgré la dureté du système, 649 familles ont choisi en 2024 de recourir au diya, un système de pardon ou de compensation financière, plutôt que de demander l’exécution de l’accusé. Cependant, cette option reste limitée et ne peut être appliquée dans tous les cas.

Un contexte de violations des droits humains

L’Iran est régulièrement critiqué par les organisations internationales de défense des droits humains pour son request de la peine de mort, en particulier pour des crimes non violents. Le pays est également pointé du doigt pour ses lois discriminatoires à l’égard des femmes et le manque d’équité dans son système judiciaire. La pratique du mariage forcé,comme dans le cas de Samira Sabzian Fard,est une violation flagrante des droits de l’enfant et des droits des femmes.

La recrudescence des exécutions en Iran, et en particulier celle des femmes, constitue un signal d’alarme et souligne l’urgence d’une réforme du système judiciaire iranien et d’un respect accru des droits humains fondamentaux.

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