Le gouvernement zimbabwéen a approuvé le 6 octobre 2026 le Cadre national d’autonomisation des femmes pour la période 2026-2030, un instrument politique phare présenté lors du 32e Conseil des ministres à Harare et présidé par le chef de l’État.
Le Conseil des ministres zimbabwéen, dirigé le 6 octobre 2026 par le président Emmerson Mnangagwa à Harare, a donné son feu vert au National Broad-Based Women Empowerment Framework (2026-2030), selon le point de presse présenté par le ministre de l’Information, de la Publicité et des Services de radiodiffusion, Zhemu Soda. Le texte a été introduit par le ministre du Gouvernement local et des Travaux publics, Daniel Garwe, au nom du vice-président et président du comité ministériel sur le développement social, Kembo Mohadi.
Un impératif économique pour les femmes constituant 52 % de la population
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Ce nouveau cadre actualise la version de 2016 et s’appuie sur les acquis de la Stratégie nationale de développement 1 pour préparer la Stratégie nationale de développement 2 dans la perspective de la Vision 2030. D’après le compte rendu officiel, le gouvernement considère que la participation pleine et égale des femmes à l’économie relève non seulement de la justice sociale, mais constitue aussi un impératif économique majeur. Les femmes représentent en effet 52 % de la population du Zimbabwe et jouent un rôle central dans le bien-faisat des ménages, la résilience des communautés et la productivité du pays.
Les quatre piliers stratégiques du plan 2026-2030
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Quatre axes principaux soutiennent le cadre d’autonomisation approuvé par l’exécutif :
- L’accès des femmes aux ressources productives, leur contrôle sur ces dernières, leur propriété et leur inclusion financière.
- L’égalité des chances en matière d’emploi, la présence des femmes dans le leadership et la prise de décision économique.
- L’éducation, la formation, l’entrepreneuriat des femmes et le développement des technologies de l’information et de la communication.
- L’accès des femmes à la protection sociale, au travail décent et aux services de santé.
Révision périodique universelle et réformes des sociétés coopératives
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Au cours de la même réunion ministérielle, le ministre de la Justice, des Affaires juridiques et parlementaires, Ziyambi Ziyambi, a présenté le quatrième rapport d’examen périodique universel du Zimbabwe destiné au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ce mécanisme permet aux États membres de faire le point sur leurs obligations en matière de droits humains. Par ailleurs, la ministre des Affaires des femmes, du Développement communautaire et des Petites et moyennes entreprises, Monica Mutsvangwa, a soumis et fait approuver les principes du projet de loi modificatif sur les sociétés coopératives de 2026, visant à renforcer le cadre réglementaire de ces structures économiques.
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