Les membres du G7 ont convenu vendredi de libérer 100 millions de barils de réserve de diesel et de pétrole brut sur une période de quatre mois pour juguler la flambée des prix des carburants. Cette décision fait suite à des menaces américaines d’interdire les exportations de diesel.
L’accord de libération des stocks pétroliers sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie
À l’issue d’une vidéoconférence d’urgence organisée par le président français Emmanuel Macron, les dirigeants des pays industrialisés du G7 ont annoncé une libération coordonnée de réserves. Cet effort portera sur un volume maximal de 100 millions de barils de pétrole brut et de gazole, réparti sur les quatre prochains mois sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie.
L’accord prévoit également que les États membres et leurs partenaires s’engagent à ne pas imposer de restrictions à l’exportation d’énergie entre pays membres. Les livraisons comporteront une composante initiale particulièrement importante de gazole au cours des vingt premiers jours afin d’atténuer la pression immédiate sur les marchés.

La confrontation autour des menaces d’interdiction d’exportation de diesel
La mesure intervient après des tensions diplomatiques intenses. Le président américain Donald Trump avait brandi la menace d’un embargo sur les exportations américaines de diesel vers l’Europe pour forcer les capitales du Vieux Continent à puiser dans leurs réserves.
Cette perspective a provoqué une levée de boucliers à Bruxelles. La Commission européenne a fermement rejeté cette option par la voix de sa porte-parole, rappelant la dépendance du bloc.
Les importations en provenance des États-Unis représentent plus de la moitié des achats extérieurs de diesel pour les vingt-sept pays de l’Union. Une telle coupe dans les flux aurait ainsi entraîné des conséquences dramatiques pour l’économie européenne.
Le poids de l’inflation et les enjeux politiques aux États-Unis
L’augmentation vertigineuse des prix du carburant pèse lourdement sur la cote de popularité de l’administration américaine à l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre. Aux États-Unis, le gallon de gazole a atteint un record de 6,52 dollars le 22 septembre, s’établissant à 6,37 dollars en fin de semaine, selon l’American Automobile Association.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait multiplié les pressions en affirmant que les agriculteurs, les transporteurs et les entreprises du pays ne devaient pas supporter seuls le coût d’une pénurie mondiale.
Les réactions des dirigeants après l’accord du G7
Une fois l’accord conclu entre les alliés, le ton s’est apaisé. Donald Trump a salué l’initiative européenne sur son réseau social.
L’Europe vient tout juste d’accepter de libérer une quantité massive de son gazole lourdement stocké. Le processus va commencer immédiatement.
Donald Trump, président des États-Unis
S’exprimant depuis la Maison-Blanche, le dirigeant américain a également affirmé qu’une interdiction formelle des exportations n’avait en réalité jamais été envisagée sérieusement.
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