L’Agence nationale de surveillance sanitaire du Brésil (Anvisa) a autorisé le lancement des essais cliniques de phase I pour Vivaxin, un vaccin contre la malaria causée par le parasite Plasmodium vivax. Cette étude, menée par des chercheurs brésiliens, évaluera la sécurité et la réponse immunitaire chez 48 volontaires.
Lancement des essais cliniques pour Vivaxin
La décision, officialisée par la résolution RE 3.956/2026 publiée le 7 octobre 2026, marque une étape décisive pour la recherche scientifique brésilienne. Le projet est porté par un consortium composé de l’Université fédérale du Minas Gerais (UFMG), de l’Université de São Paulo (USP) et du laboratoire pharmaceutique Cristália, avec le soutien du centre de biotechnologie CT-Vacinas.
Le protocole de cette première phase prévoit l’administration de trois doses à 48 volontaires en bonne santé, âgés de 18 à 59 ans et n’ayant jamais contracté la maladie. Les participants seront suivis pendant 360 jours pour surveiller la sécurité, les éventuelles réactions indésirables et la capacité de l’organisme à générer des anticorps, comme l’a précisé le laboratoire CT-Vacinas, cité par El Nacional.

Les essais cliniques sont menés au Centre de recherches cliniques (CPC) du Centre hospitalier (HC) de l’UFMG, à Belo Horizonte. Le projet a reçu un financement de 12 millions de reais (environ 2,4 millions de dollars) du ministère de la Santé, avec un objectif de développer les phases I, II et III. La vaccination implique une protéine chimérique recombinante appelée PvCSP-All, associée à un adjuvant (CTVad3), comme précisé dans les documents du gouvernement brésilien.
Ciblant Plasmodium vivax
Contrairement aux deux vaccins actuellement recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) — RTS,S/AS01 et R21/Matrix-M —, qui ciblent le Plasmodium falciparum prédominant en Afrique, Vivaxin se concentre sur le Plasmodium vivax. Ce parasite est le plus répandu en Amérique latine et en Asie.
En 2024, le Plasmodium vivax a représenté 63,1 % des cas de malaria estimés dans les Amériques. Au Brésil, 118 037 cas autochtones ont été enregistrés en 2025, dont 99 % dans la région amazonienne. Le ministère de la Santé souligne que, bien que d’autres États aient moins de cas, on ne peut pas sous-estimer la maladie, car le taux de mortalité y est plus élevé que dans la région amazonienne
.
Les cas de malaria au Brésil sont concentrés dans les États de la région amazonienne : Acre, Amapá, Amazonas, Maranhão, Mato Grosso, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins. La transmission se produit via les piqûres de moustiques du genre Anopheles, actifs au crépuscule et au lever du soleil. La maladie n’est pas transmissible directement d’une personne à l’autre.

Financement des essais
Le gouvernement brésilien soutient ce projet avec 12 millions de reais — soit environ 2,4 millions de dollars — pour les phases I, II et III. Le ministre de la Santé, Alexandre Padilha, cité par El Pais Vallenato, affirme que cette avancée renforce la capacité du pays à concevoir ses propres solutions.
Les chercheurs soulignent que cette étape initiale ne confirme pas encore l’efficacité du vaccin. Si les résultats de sécurité et d’immunogénicité sont satisfaisants, Vivaxin pourra passer aux phases suivantes. Une personne malade ne transmet pas la malaria directement à une autre
, rappelle le ministère de la Santé. Le développement d’une immunité stérilisante reste un défi, aucune n’ayant été observée chez les personnes ayant subi plusieurs épisodes de la maladie.
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