La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a réaffirmé lundi que l’accord commercial entre les États-Unis, le Mexique et le Canada demeure pleinement en vigueur. Washington et Mexico négocient activement pour éviter de nouveaux droits de douane, alors que l’avenir du pacte trilatéral fait face à des incertitudes majeures à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Claudia Sheinbaum défend la validité de l’accord nord-américain face à Donald Trump
L’accord commercial trilatéral reste valide et pleinement appliqué, selon les déclarations de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum faites le 12 octobre selon l’agence Xinhua. L’évaluation périodique du pacte ne signifie en aucun cas sa fin ou son démantèlement, a insisté la cheffe de l’État pour écarter les suggestions répétées de Donald Trump quant à un remplacement potentiel du traité.
Le processus de révision a débuté le 1er juillet, après que les États-Unis ont choisi de ne pas prolonger automatiquement le texte pour seize ans supplémentaires. Washington a plutôt proposé un cadre décennal assorti de revues annuelles. Mexico et Ottawa réclamaient une prolongation complète de seize ans, tandis que les discussions se poursuivent sur les intérêts mutuels couverts par le pacte.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré vendredi que son gouvernement met tout en œuvre, dans le cadre de la souveraineté, du respect et de ce qui sert le mieux le Mexique, pour parvenir prochainement à un accord commercial après un entretien qualifié de très bon avec son homologue américain Donald Trump. Lors d’une conférence de presse quotidienne, la présidente a souligné que des progrès étaient réalisés en vue d’un accord potentiel alors que les deux pays font face à des défis politiques intérieurs et que l’administration américaine risque de perdre le contrôle du Congrès lors du scrutin du 3 novembre.
Marcelo Ebrard fait le point sur les discussions à Milwaukee et les barrières tarifaires
Marcelo Ebrard a déclaré : « Nous nous rapprochons sur de nombreux points — nous allons de l’avant, nous réduisons les écarts, nous résolvons les problèmes. »
Les droits de douane de 25 % sur les automobiles mexicaines et de 50 % sur l’acier et l’aluminium restent inchangés depuis l’arrangement de l’été 2025. Ces taxes frappent durement les exportations de Mexico, et le gouvernement réclame une réduction de ces barrières sur les voitures, l’acier et l’aluminium dans le cadre d’un accord rapide avant les élections américaines du 3 novembre.
Le Mexique poursuit seul les pourparlers avec Washington
Seul le Mexique poursuit activement les négociations de révision de l’USMCA avec les États-Unis. Selon Inu Manak, chercheuse principale au Peterson Institute for International Economics, de nombreux aspects bilatéraux peuvent être traités sans le Canada, qu’il s’agisse des investissements énergétiques au Mexique, des réformes du travail ou des litiges agricoles sur les produits saisonniers.
Les répercussions sur les emplois transfrontaliers et les envois d’argent
Ce cadre soutient un écosystème manufacturier transfrontalier qui emploie des centaines de milliers de travailleurs dans la production automobile, la sidérurgie et la logistique, de Detroit au Nuevo León. Les transferts d’argent des migrants constituent une autre artère vitale pour l’économie mexicaine.
Marcelo Ebrard a déclaré : « Nous nous rapprochons sur de nombreux points — nous allons de l’avant, nous réduisons les écarts, nous résolvons les problèmes. »
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