Les cours du diesel aux États-Unis ont grimpé de 70 % depuis le début du conflit armé mené par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ce qui pèse lourdement sur la campagne électorale des républicains. Les républicains disposent actuellement d’une courte majorité au Sénat et à la Chambre des représentants.
Annonce imminente de la Maison-Blanche face à la cherté du diesel
D’après les relevés de l’association AAA publiés dans les analyses de LIGA, le prix moyen du gallon de diesel s’est établi à 6,28 dollars. La situation a également des répercussions politiques directes, les données d’un sondage Reuters/Ipsos achevé le 5 octobre plaçant la cote de popularité de Donald Trump à 32 %, soit un niveau historiquement bas sur fond de vie chère et de flambée des carburants.
Washington accuse l’Ukraine et la politique des démocrates
Pour expliquer cette envolée des cours, la Maison-Blanche pointe du doigt des facteurs internationaux complexes, liant directement la situation sur les marchés pétroliers à la confrontation en cours en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.

Donald Trump a déclaré selon LIGA : « La hausse des prix du carburant n’est plus causée par la situation dans le détroit d’Ormuz, car de nos jours, des volumes record de pétrole arrivent presque chaque jour. Le problème réside désormais dans les raffineries de pétrole
: l’Ukraine détruit les raffineries de pétrole russes, et les nôtres sont fermées dans les États “bleus” comme la Californie par les démocrates. »
Ces frappes sur les raffineries russes, combinées aux perturbations de la production mondiale, placent les pays occidentaux sous forte pression politique à quelques semaines du scrutin de novembre. Face au risque d’une interdiction totale des exportations américaines de diesel, les gouvernements européens ont entamé des consultations d’urgence, notamment au Royaume-Uni où un tiers du carburant importé provient des États-Unis et où les tarifs à la pompe ont dépassé la barre des deux cents pence par litre.
Le G7 libère cent millions de barils pour détendre le marché
Les experts du secteur, à l’instar d’Ole Hansen chez Saxo Bank, rappellent toutefois que ces ponctions dans les stocks stratégiques ne constituent qu’un répit temporaire tant que les raffineries et les circuits logistiques mondiaux ne fonctionnent pas à pleine capacité.
Trump signe un décret pour alléger la fiscalité du diesel
Sur le plan interne, la Maison-Blanche a tenté d’enrayer la crise en signant un décret présidentiel modifiant l’accès au diesel coloré, traditionnellement réservé aux usages agricoles et aux véhicules hors route, afin de le dispenser temporairement d’une partie des taxes fédérales rapporte l’Apostrophe. Lors d’un meeting de campagne dans le Nebraska, le chef de l’État a exprimé le souhait que ce dispositif exceptionnel n’ait pas à être prolongé trop longtemps, tout en s’entretenant régulièrement avec le secrétaire à l’Énergie Chris Wright et le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum.

Néanmoins, les analystes interrogés par la presse soulignent que ces allègements fiscaux ne résolvent pas la pénurie fondamentale de produits raffinés qui continue d’alimenter la nervosité des marchés énergétiques mondiaux à l’approche de l’échéance électorale du 3 novembre.
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