Palestine : Un isolement croissant d’Israël aux Nations Unies, malgré le veto américain
New York – Plus de 150 des 193 pays membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies reconnaissent désormais l’État de Palestine, signalant un changement significatif dans la dynamique internationale. Cette reconnaissance croissante contraste fortement avec la situation au Conseil de Sécurité, où les États-Unis, l’un des cinq membres permanents dotés d’un droit de veto, demeurent le principal allié et protecteur d’Israël.
Le dernier veto américain, opposé jeudi à une résolution appelant à un cessez-le-feu, illustre cette position. Washington a également refusé de délivrer des visas à des représentants palestiniens souhaitant participer aux réunions de l’ONU cette semaine. Malgré cette opposition, l’Assemblée Générale a autorisé, par une large majorité (avec seulement cinq votes contre, dont ceux des États-Unis et d’Israël), la participation de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, aux débats, tant en personne que par voie téléconférence.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé sa “déception” face à la décision américaine de priver les Palestiniens d’une “représentation pleine et entière” lors de la conférence, sans toutefois nommer directement l’administration Trump.
Contexte et perspectives :
La question de la reconnaissance de l’État palestinien est au cœur du conflit israélo-palestinien depuis des décennies. Historiquement, la communauté internationale a été divisée sur cette question, certains pays considérant qu’une reconnaissance préalable à une solution négociée pourrait préjuger de l’issue des pourparlers. Cependant, un nombre croissant de nations, notamment en Amérique latine, en Afrique et en Asie, ont choisi de reconnaître la Palestine, arguant que cela reflète la réalité sur le terrain et encourage les efforts de paix.
Le rôle des États-Unis, en tant que principal allié d’Israël, a toujours été déterminant dans les débats au sein de l’ONU. Le droit de veto américain a souvent bloqué les résolutions critiques envers Israël,suscitant des accusations de partialité.
L’évolution actuelle,marquée par une reconnaissance accrue de la Palestine et une critique croissante de la politique israélienne,pourrait exercer une pression supplémentaire sur les États-Unis pour qu’ils réévaluent leur position. L’avenir des négociations de paix dépendra en grande partie de la capacité des parties à trouver un terrain d’entente et de la volonté de la communauté internationale de jouer un rôle constructif.
