La France déploie 70 000 policiers face à une nouvelle journée de protestations

La France se prépare à une quatrième journée de manifestations consécutives un samedi, mobilisant des étudiants et des travailleurs à Paris ainsi que dans plusieurs autres villes, selon Dnyuz.

Un dispositif de sécurité renforcé face aux risques de heurts

Pour contrer les risques de débordements observés lors des précédentes mobilisations, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné le déploiement de 70 000 policiers dans les rues ce samedi. Ce chiffre identique à celui des trois mobilisations majeures précédentes vise à éviter les scènes d’incendie, de pillage et de violence constatées le 17 octobre dernier. Jeudi, les marches s’étaient déroulées globalement pacifiquement, à l’exception de Lyon où des heurts ont éclaté et un véhicule a été incendié.

D’après les autorités, le nombre de demandes d’autorisation pour des rassemblements s’avère inférieur à celui de jeudi. Les services de l’État redoutent néanmoins des rassemblements spontanés et les affrontements qui éclatent fréquemment au moment de la dispersion des cortèges.

Répercussions diplomatiques et logistiques à Paris et Marseille

Les tensions sociales et la surcharge des forces de l’ordre impactent directement l’agenda diplomatique de la France. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé jeudi le déplacement d’une réunion ministérielle de haut niveau du G7, initialement prévue les 9 et 10 novembre au Palais du Pharo à Marseille, pour la relocaliser à Paris. Les autorités ont invoqué des raisons logistiques et opérationnelles, cette échéance internationale se tenant juste avant le Forum de Paris sur la Paix.

Le site marseillais initialement choisi se situait à moins d’un mile des rues touchées par les pillages du 17 octobre. Un porte-parole du ministère, Pascal Confavreux, a souligné la nécessité de préserver les équipes face à cet enchaînement d’événements majeurs :

Il y avait des enjeux opérationnels pour les équipes, impliquant des protocoles et de la logistique, avec deux événements extrêmement importants qui se déroulent coup sur coup. Et c’est pourquoi il était important de ne pas surcharger les équipes.

Pascal Confavreux, Porte-parole du ministère des Affaires étrangères

Parallèlement, les autorités françaises font face à de fausses alertes à la bombe visant des vols commerciaux traversant le territoire national.

À ne pas manquer