Kremlin voit encore une marge de manœuvre pour des négociations entre l’Iran et les États-Unis malgré les menaces de Trump
Moscou – Le Kremlin a exprimé jeudi son opinion selon laquelle il existe encore une possibilité de négociations entre l’Iran et les États-Unis, malgré les avertissements récents du président Donald Trump concernant de possibles frappes militaires contre la République islamique.
« Il est clair que le potentiel de négociations n’est pas épuisé », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes. Il a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue, soulignant que tout recours à la force « ne peut que créer le chaos dans la région et entraîner de très graves conséquences ».
Les commentaires du Kremlin interviennent après que Trump a averti mercredi que « le temps presse » pour l’Iran afin de parvenir à un accord sur son programme nucléaire. Il a ajouté que les forces américaines, qui se renforcent dans le golfe Persique depuis plusieurs semaines, sont « prêtes, disposées et capables » de frapper l’Iran « si nécessaire ». Trump a également publié sur son réseau social Truth Social une déclaration affirmant qu’une « armada massive » se dirige vers l’Iran « rapidement, avec beaucoup de puissance, d’enthousiasme et de détermination », exhortant Téhéran à « conclure un accord ! ».
En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les forces de son pays avaient « le doigt sur la gâchette » et répondraient « avec force » à toute attaque américaine.
La situation est d’autant plus tendue que les menaces de Trump font suite à son désengagement, début janvier, de promesses d’assistance aux manifestants iraniens confrontés à une répression violente de la part des forces de sécurité. Le gouvernement iranien a imposé un black-out internet à l’échelle nationale et a réprimé brutalement les protestations, entraînant la mort d’au moins 3 117 personnes, selon des chiffres officiels. Les groupes militants estiment que le nombre réel de décès pourrait être plus élevé.
Le président Vladimir Poutine, qui s’est jusqu’à présent montré relativement silencieux sur les tensions croissantes, a eu une conversation téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian le 16 janvier, le Kremlin affirmant que le dirigeant russe s’efforçait de désamorcer la situation.
Ces développements interviennent dans un contexte de préoccupations internationales croissantes concernant le programme nucléaire iranien et son impact potentiel sur la stabilité régionale. Les négociations sur la reprise de l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, sont au point mort depuis plus d’un an, les États-Unis et l’Iran s’accusant mutuellement de blocage des progrès.
L’escalade actuelle des tensions pourrait avoir des conséquences importantes pour la sécurité régionale et l’économie mondiale, en particulier compte tenu de l’importance stratégique du golfe Persique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Les experts mettent en garde contre le risque d’un conflit plus large impliquant plusieurs acteurs régionaux et internationaux.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube analysant la situation géopolitique au Moyen-Orient et les implications des tensions Iran-États-Unis]
[Intégration potentielle d’un post Instagram d’un analyste politique partageant ses réflexions sur les déclarations de Trump et de Poutine]
AFP a contribué à cet article.
[Lien vers un article connexe sur la rencontre de Poutine avec le président syrien Bachar al-Assad : https://www.themoscowtimes.com/2026/01/29/putin-meets-with-syrian-president-at-kremlin-amid-uncertainty-over-russian-bases ]
