Le secrétaire général de la LPF, Justin Ștefan, est intervenu le 26 octobre 2026 pour exiger des sanctions après les chants racistes visant Marius Șumudică lors du match de SuperLiga entre le CFR Cluj et Dinamo, tout en pointant le manque de mesures fermes face aux dérapages répétés dans les stades.
Les accusations de Marius Șumudică après le nul concédé par le CFR Cluj
La rencontre disputée le 25 octobre 2026 entre le CFR Cluj et Dinamo, achevée sur un score de 2-2 après que les locaux ont mené 2-0 grâce à des buts inscrits par Andrei Cordea à la 26e minute et Cristian Ignat à la 61e minute avant une remontée de Dinamo concrétisée par Cătălin Cîrjan à la 78e minute et Dean Zandbergen à la 81e minute, a été assombrie par des incidents verbaux en fin de partie. L’entraîneur du CFR Cluj, Marius Șumudică, a vertement critiqué le comportement de la galerie adverse en conférence de presse. Il a dénoncé des insultes à caractère ethnique proférées depuis les tribunes, affirmant selon le site Golazo : Je félicite la galerie adverse, qui a de nouveau crié des choses racistes vers la fin, je ne sais pas si vous avez entendues, qui n’ont pas leur place sur les stades de football. Ils m’ont traité d’ethnie rom. Je tiens à dire à ceux de Dinamo que je suis blanc et que parfois, quand j’ai des émotions, je pâlis encore plus du visage. Parfois, ma mère me dit de prendre du calcium. Donc je suis plutôt blanc. Je ne suis pas ce qu’ils criaient.
Marius Șumudică a déclaré : « Pour vous dire exactement, vous avez vu comment on criait ? Tsigane, tsigane !
Je considère que ces chants n’ont pas leur place sur le terrain de football. Ils n’ont pas leur place. Arrêtez ! »

Le technicien de 55 ans a souligné l’incohérence de telles attaques en insistant sur son apparence physique et a regretté l’absence de réaction immédiate des arbitres sur le terrain. L’incident s’inscrit dans un contexte plus large de tensions dans les tribunes du championnat roumain, le coach ayant également évoqué des slogans similaires entendus la veille lors du derby entre le FCSB et le Rapid, tout en avertissant, d’après les retranscriptions de Flashscore et Sport.ro : On va finir par se planter des couteaux. On va finir par voir quelqu’un sauter la clôture pour s’en prendre à vous, ou on va en arriver à ce qu’un entraîneur réagisse, comme l’a fait M. Bergodi.
L’intervention de Justin Ștefan et la position de la LPF sur les discriminations
Face à la polémique, Justin Ștefan a publié le 26 octobre 2026 un message détaillé sur sa page Facebook, accompagné d’une image contenant le texte mis en avant par GSP : Lorsque nous utilisons le nom d’une ethnie pour humilier un adversaire, nous ne l’insultons pas seulement lui. Nous insultons aussi tous ceux dont nous faisons de l’identité un motif de mépris
, pour condamner l’utilisation des origines ethniques comme instrument d’injure. Le secrétaire général de la Ligue Professionnelle de Football a rappelé la présence de supporters Roms au sein des galeries en Roumanie et a posé une question fondamentale, d’après Oficiul de Știri : Et alors, comment pouvez-vous utiliser l’ethnie rom comme insulte contre les supporters adverses, alors que dans votre propre galerie vous avez à vos côtés des gens de la même ethnie, aux côtés desquels vous soutenez votre équipe ?

L’officiel de la LPF estime que les amendes et les suspensions décrêtées par les instances ne suffisent pas à transformer les mentalités ancrées dans les tribunes. Selon lui, les clubs portent une responsabilité directe dans le dialogue avec leurs supporters pour endiguer ces comportements inacceptables, comme l’indique l’agence selon laquelle les structures doivent s’impliquer non seulement pour les résultats sportifs, mais aussi envers les communautés qu’elles représentent.
La divergence de ton des bancs adverses et le climat des tribunes
Alors que la LPF réclame une prise de conscience collective, les réactions divergent au sein des autres formations de l’élite. De son côté, l’entraîneur du FCSB, Laurențiu Reghecampf, a minimisé les faits constatés lors de la confrontation face au Rapid en les qualifiant de simples şicane între galerii
tout en reprochant au passage aux supporters adverses d’avoir perturbé le moment de reculegere organisé pour Viorel Păunescu.

Ces prises de position opposées révèlent la difficulté pour les instances dirigeantes du football roumain d'imposer une ligne claire. Tandis que l’administration fédérale demande aux clubs de s’impliquer activement auprès de leurs suiveurs, les techniciens gèrent la pression médiatique et la réalité houleuse des enceintes sportives de SuperLiga.
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