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Jeffries accuse Miller de “haine”, la Maison Blanche riposte

by Caroline Dubois

Échange de volées verbales à Washington : Jeffries dénonce Miller, la Maison Blanche riposte

Washington – La tension monte d’un cran à Washington, où un échange virulent entre le chef de la minorité à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, et la Maison Blanche a éclaté cette semaine. Jeffries a qualifié Stephen Miller, conseiller principal du président Trump pour la politique et la sécurité intérieure, de « haineux et bigot », déclenchant une réponse immédiate et acerbe de l’administration.

L’attaque de Jeffries, formulée sur le réseau social X (anciennement Twitter), s’inscrit dans un contexte de vives critiques à l’égard de la politique d’immigration de l’administration Trump, jugée particulièrement dure. Jeffries a notamment pointé du doigt le rôle de Miller dans la mort d’Alex Pretti, une infirmière américaine tuée par un agent des douanes et de la protection des frontières (CBP) à Minneapolis. Miller avait initialement qualifié Pretti de « tentative d’assassinat d’un agent fédéral », une affirmation qui a suscité l’indignation.

« Stephen Miller est l’un des architectes malveillants de la violence et de la brutalité que le DHS a déchaîné sur le peuple américain », a écrit Jeffries. « Pourquoi ce bigot haineux est-il toujours le principal conseiller en matière d’immigration de Donald Trump ? »

La Maison Blanche n’a pas tardé à réagir, qualifiant Jeffries de « buffoon » (bouffon) et l’accusant de mensonges et de diffamation à l’encontre des forces de l’ordre. Abigail Jackson, porte-parole de la Maison Blanche, a également reproché à Jeffries d’inciter à la violence en encourageant ses partisans à « se battre dans les rues » contre l’agenda de Trump.

Cet échange verbal intervient alors que l’administration Trump poursuit une politique de répression accrue contre l’immigration illégale. Un haut responsable du DHS a défendu le rôle de Miller, affirmant qu’il avait été « instrumental dans la mise en œuvre de l’agenda du président » et qu’il avait contribué à atteindre « la frontière la plus sécurisée de l’histoire américaine ». Le responsable a également souligné que Miller était un moteur de « la plus grande déportation de criminels illégaux dans l’histoire de notre république ».

Les chiffres du DHS indiquent une augmentation significative des arrestations et des déportations depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche. En 2023, plus de 492 000 personnes ont été appréhendées à la frontière sud, une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente. Le nombre de déportations a également augmenté, atteignant plus de 250 000.

L’affaire Pretti, quant à elle, continue de susciter la controverse. Les agents du CBP impliqués dans la fusillade ont été placés en congé administratif en attendant les résultats de l’enquête. Les défenseurs des droits civiques ont dénoncé l’utilisation excessive de la force par les forces de l’ordre et ont appelé à une enquête approfondie.

L’escalade verbale entre Jeffries et la Maison Blanche témoigne des profondes divisions politiques qui traversent les États-Unis sur la question de l’immigration et de la sécurité intérieure. Elle souligne également la polarisation croissante du débat public, où les attaques personnelles et les accusations mutuelles semblent souvent primer sur la recherche de solutions concrètes.

Lien vers le post X de Hakeem Jeffries

Lien vers le post X de Stephen Miller

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