Jack Harlow suscite la controverse en affirmant s’être « noirci » musicalement
NEW YORK, 17 mars 2026 – Le rappeur Jack Harlow est au centre d’une polémique après des déclarations controversées tenues lors d’une récente interview pour le podcast « Popcast » du New York Times. L’artiste, connu pour des tubes comme « What’s Poppin’ » et « First Class », a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux en affirmant avoir « noirci » avec son nouvel album, « Monica ».
Harlow a expliqué qu’il avait consciemment choisi de s’inspirer davantage de la musique noire pour ce projet, s’éloignant de ce qu’il qualifie de sons rap « traditionnellement blancs ». « J’aime la musique noire, j’aime le son de la musique noire », a-t-il déclaré. Il a également souligné sa conscience des enjeux politiques actuels et la tendance de certains de ses pairs blancs à adopter une approche plus prudente.
Ces propos ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, déclenchant une vague de critiques et de moqueries. Sur X (anciennement Twitter), les internautes ont exprimé leur désapprobation face à l’utilisation du terme « noircir » et ont accusé Harlow de s’approprier la culture noire. Un utilisateur a même ironisé sur le fait que Harlow deviendrait « plus noir à chaque album ».
Jack Harlow says he “got Blacker” on his new album Monica describing a shift away from what he calls “traditionally white-sounding” rap
pic.twitter.com/RMlM3wxTmy— FearBuck (@FearedBuck) March 13, 2026
La controverse soulève des questions plus larges sur la place des artistes blancs dans la musique noire et sur les limites de l’appropriation culturelle. Certains commentateurs ont souligné que le succès de Harlow et d’autres artistes similaires repose en grande partie sur l’accueil chaleureux qui leur est réservé par la communauté noire, et que ses déclarations risquent de remettre en question cette dynamique.
Selon The Root, cette situation met en lumière une tendance plus large : la facilité avec laquelle les artistes blancs sont embrassés par la culture noire, parfois au détriment de la reconnaissance des créateurs noirs originaux. L’article souligne que l’incident Harlow devrait inciter à une réflexion sur les critères d’inclusion et sur la nécessité de protéger l’intégrité culturelle.
L’album « Monica » marque un tournant dans la carrière de Jack Harlow, qui semble vouloir se réinventer en explorant de nouveaux horizons musicaux. Reste à savoir si cette nouvelle direction artistique sera bien accueillie par le public, au-delà de la polémique actuelle. Le New York Times a récemment publié un article plus approfondi sur cette transition artistique, notant que Harlow cherche à se définir au-delà de ses succès rap initiaux.
