Le trafic pétrolier reprend dans le détroit d’Ormuz malgré les tensions avec l’Iran
WASHINGTON – Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique, reprend progressivement, selon des déclarations faites mardi par Kevin Hassett, directeur du Conseil national économique de la Maison Blanche. Cette reprise intervient malgré les tensions persistantes liées au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a débuté il y a deux semaines.
Hassett a déclaré à CNBC qu’il s’attend à une résolution rapide du conflit, estimant qu’il se conclura en quelques semaines. Il a souligné que le passage des tankers à travers le détroit est un signe de la faiblesse de l’Iran. "On voit déjà des tankers commencer à transiter, et je pense que c’est un signe de la capacité limitée de l’Iran à perturber le trafic", a-t-il affirmé.
L’administration américaine se montre optimiste quant à l’impact économique limité du conflit. Hassett prévoit des répercussions sur les prix du pétrole une fois le conflit terminé, en raison du temps nécessaire aux navires pour atteindre les raffineries.
Cependant, des inquiétudes subsistent quant à la capacité de l’Asie à maintenir ses exportations de pétrole raffiné vers les États-Unis, en raison de la diminution de l’offre en provenance du Moyen-Orient. Hassett a indiqué que l’administration américaine est consciente de cette possibilité et a mis en place un plan pour y faire face.
Le président Donald Trump a reporté sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping afin de se concentrer sur la situation en Iran. Hassett a souligné que les intérêts des États-Unis et de la Chine sont alignés dans ce conflit, les deux pays souhaitant la stabilité du marché mondial du pétrole. Il a même suggéré que la Chine pourrait exprimer sa gratitude aux États-Unis une fois le conflit terminé.
Cette situation intervient dans un contexte géopolitique complexe, où la sécurité des voies maritimes est cruciale pour l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, est un point de tension permanent dans la région.
