Camion fonce sur des manifestants en Iran, faisant un mort et des blessés, alors que les tensions montent avec les États-Unis
ARDABIL, Iran – Un manifestant a été tué et trois autres blessés lorsque ce qui semble être un camion appartenant aux forces de sécurité iraniennes a foncé sur une foule de manifestants dans la ville d’Ardabil, dans le nord-ouest de l’Iran, le 8 janvier. Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent le véhicule, dont les gyrophares clignotent, se précipiter sur les personnes qui tentaient de fuir.
L’incident s’est produit alors que les autorités iraniennes intensifiaient leur répression contre les manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre. Selon l’agence de presse indépendante Iran International, des cris de terreur ont retenti au moment de l’impact.
Les manifestations actuelles ont été déclenchées par la mort controversée de Mahsa Amini en septembre, après son arrestation par la police des mœurs pour non-respect du code vestimentaire strict du pays. Elles se sont rapidement transformées en un défi plus large au régime religieux iranien.
Les chiffres concernant le nombre de personnes arrêtées et tuées lors des manifestations varient considérablement. Les autorités iraniennes ont rarement communiqué des informations précises. L’agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, affirme qu’au moins 6 876 personnes ont été tuées. D’autres organisations de défense des droits de l’homme estiment que le nombre de morts pourrait atteindre 30 000. Plus de 50 834 personnes auraient été arrêtées, selon les mêmes sources.
Tensions croissantes avec les États-Unis
Cet incident intervient alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis s’intensifient. Des responsables américains et iraniens devraient se rencontrer cette semaine à Mascate, au Sultanat d’Oman, pour des discussions qui pourraient déterminer si les États-Unis envisageront une action militaire contre l’Iran.
Oman a déjà joué un rôle de médiateur dans les négociations nucléaires entre les deux pays. La Maison Blanche a exprimé son intérêt pour ces discussions, malgré des incidents récents qui ont exacerbé les tensions.
Mardi, l’armée américaine a abattu un drone iranien qui s’approchait dangereusement d’un porte-avions américain. Des navires iraniens, appartenant aux Gardiens de la révolution, ont également tenté de bloquer un navire battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz. L’Iran n’a pas reconnu ces incidents.
Le secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que l’envoyé spécial américain Steve Witkoff prévoyait de rencontrer des responsables iraniens en Turquie plus tard cette semaine. Le président Donald Trump a réitéré son désir de privilégier la diplomatie, mais n’a pas exclu la possibilité d’une action militaire si les négociations échouent.
“Nous parlons avec eux, nous parlons avec l’Iran, et si nous pouvons trouver un accord, ce serait formidable”, a déclaré Trump. “Et si nous ne le pouvons pas, il se passera probablement de mauvaises choses.”
L’Iran a averti qu’il riposterait à toute attaque contre ses bases et ses navires. Initialement, les appels de Trump à Téhéran portaient sur la nécessité d’arrêter les exécutions de manifestants détenus. Son attention s’est ensuite portée sur la négociation d’un nouvel accord concernant le programme nucléaire iranien.
[Image du camion fonçant sur la foule, crédit : X/IranProtestsCom]
[Image de manifestants fuyant, crédit : X/IranProtestsCom]
[Image d’une victime, crédit : X/IranProtestsCom]
Cet article a été rédigé en utilisant des informations provenant de sources ouvertes et d’agences de presse. Les chiffres concernant les arrestations et les décès sont basés sur les données disponibles au moment de la publication et peuvent être sujets à changement.
