Une éruption du volcan Anak Krakatau en Indonésie entraîne la suspension massive du trafic aérien dans huit aéroports, touchant plus de 270 000 passagers depuis le week-end du 5 au 6 septembre 2026. Le principal aéroport international desservant Jakarta et trois autres plateformes prolongent leur fermeture jusqu’au lundi soir face aux risques de cendres.
L’archipel indonésien subit de plein fouet les conséquences de l’activité intense du volcan Anak Krakatau, dont le nom signifie enfant du Krakatau
. Entré en action le samedi 5 septembre 2026, l’édifice volcanique génère des coulées de lave et des détonations audibles à plusieurs centaines de kilomètres de distance selon les informations relayées par la presse internationale. Face aux projections de roches incandescentes et aux menaces persistantes, l’agence de volcanologie indonésienne redoute de nouvelles éruptions majeures.
Fermetures d’aéroports et paralysie du trafic aérien à Jakarta
La perturbation du trafic aérien s’est matérialisée dès le dimanche 6 septembre 2026 par la suspension totale des liaisons dans huit aéroports du pays. Cette mesure restrictive a été prolongée jusqu’au lundi soir pour au moins quatre infrastructures majeures, parmi lesquelles figure l’aéroport international Soekarno-Hatta, le principal hub desservant la capitale Jakarta d’après l’entreprise gestionnaire Angkasa Pura.
Rien que pour la matinée du lundi 7 septembre 2026, 243 vols intérieurs et internationaux ont dû être annulés ou reportés. Ces perturbations de dernière minute touchent directement près de 30 000 passagers rien qu’à l’aéroport de la capitale selon un bilan chiffré communiqué par la direction de la plateforme. À l’échelle nationale, le ministère des Transports chiffre à plus de 270 000 le nombre total de voyageurs affectés par ces annulations, retards ou déroutages depuis le début de la crise.
Risques volcaniques et menace des cendres pour les moteurs
Situé dans le détroit qui sépare les îles de Java et de Sumatra, à environ 150 kilomètres de Jakarta, l’Anak Krakatau possède un lourd passif historique. Il a émergé au début du siècle dernier au cœur même de la caldeira formée après la catastrophe cataclysmique de 1883 du Krakatoa, qui avait causé la mort d’environ 35 000 personnes.

L’agence de volcanologie indonésienne a indiqué que la menace liée à une éruption provenait de l’éjection de roches incandescentes accompagnée d’importantes retombées de cendres, et a ajouté qu’un autre risque découlait des coulées de lave si l’éruption reprenait et se poursuivait. Les retombées de cendres représentent un péril critique pour la sécurité des aéronefs en raison des risques de panne sur les moteurs d’avion.
Témoignages de voyageurs bloqués et mesures d’urgence
Parmi les nombreux passagers pris au piège par cette situation chaotique, des touristes et des professionnels en déplacement subissent de plein fouet les incertitudes sur les correspondances. Michel Miegge, un ingénieur informatique de 32 ans en vacances dans l’archipel avec sa compagne, a déclaré qu’ils avaient trouvé un hôtel à proximité, mais qu’ils avaient vu que beaucoup d’établissements affichaient complet, tout en précisant que, heureusement, ils en avaient réservé un la veille au soir, mais que la situation était difficile, et il a ajouté ne disposer d’aucune information précise de la part des transporteurs aériens quant à un éventuel retour en Europe.

D’autres ressortissants étrangers bloqués s’organisent comme ils le peuvent, à l’instar d’un chocolatier français résidant à Jakarta, Baldwin Jehanno, qui se trouvait en mission professionnelle à Singapour pour assister à la Conférence internationale sur le cacao, a expliqué par téléphone que son vol sur la compagnie Pelita Air prévu ce lundi avait été annulé et reporté à jeudi, qualifiant cela de très tardif, tout en s’estimant toutefois chanceux d’être hébergé par des membres de sa famille sur place.
Pour faire face à la saturation des principaux axes, le ministre des Transports, Dudy Purwagandhi, a annoncé que plusieurs infrastructures aéroportuaires situées dans des agglomérations telles que Semarang et Surabaya ont été préparées en tant qu’alternatives pour d’éventuels atterrissages de secours. Cette situation met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité de l’archipel indonésien, ancré sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de convergence tectonique marquée par une forte instabilité sismique et une activité volcanique permanente.
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