Expulsion d’une spécialiste renommée de l’hindi à Delhi : Francesca Orsini interdite de territoire indien
New Delhi, Inde – Une figure éminente du monde académique, Francesca Orsini, spécialiste de la langue hindi et professeure émérite à la SOAS de l’Université de Londres, a été expulsée de l’aéroport international Indira Gandhi (IGI) de New Delhi, selon des sources au sein du ministère de l’Immigration.L’incident s’est produit entre lundi et mardi minuit.
Francesca Orsini, auteure de l’ouvrage acclamé The Hindi Public Sphere 1920-1940: Language and Literature in the Age of Nationalism, avait un visa touristique valide. Cependant, elle figurait sur une liste noire depuis mars en raison de violations antérieures des conditions de son visa.
Selon les autorités, un visa touristique n’autorise pas la participation à des activités politiques, religieuses ou à des travaux de recherche. Orsini avait déjà été impliquée dans des recherches en Inde, ce qui, conformément aux normes internationales, avait conduit à son inscription sur la liste noire des personnes interdites de territoire indien.
L’expulsion s’est produite alors qu’Orsini revenait de Chine, où elle avait participé à une conférence universitaire, via Hong Kong.
Contexte et implications :
L’Inde, comme de nombreux pays, applique des règles strictes concernant le respect des conditions de visa. Les violations peuvent entraîner des amendes, la révocation du visa et, dans certains cas, l’interdiction de territoire. Cette affaire souligne l’importance pour les visiteurs étrangers de bien comprendre et de respecter les termes de leur visa.
L’incident soulève également des questions sur l’équilibre entre la liberté académique et les réglementations migratoires. La liste noire, bien que standard dans de nombreux pays, peut avoir des conséquences importantes pour les chercheurs et les universitaires souhaitant étudier ou collaborer avec des institutions indiennes.
L’affaire francesca Orsini est susceptible de susciter un débat sur la transparence et les critères d’inscription sur les listes noires, ainsi que sur la nécessité d’une interaction claire entre les autorités indiennes et la communauté académique internationale.
