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Histoire du béton : Sundance 2026 John Wilson : L’histoire du béton Le béton au cinéma : Une comédie surréaliste Sundance : John Wilson et l’histoire du béton Documentaire béton : L’absurde selon John Wilson

John Wilson transforme le béton en or comique avec son nouveau documentaire

PARK CITY, Utah – John Wilson, connu pour sa série HBO acclamée par la critique « How To With John Wilson », a réussi l’impensable : rendre le béton fascinant. Son nouveau documentaire, « The History of Concrete », présenté en première au Festival du film de Sundance, est une exploration décalée, drôle et étonnamment touchante d’un matériau omniprésent, mais rarement célébré.

Le film, qui a ouvert l’édition 2026 du festival, ne se contente pas de documenter l’histoire du béton – bien que le dôme du Panthéon à Rome, vieux de 2100 ans, fasse une apparition notable. Il s’agit plutôt d’une réflexion sur l’absurdité de la vie moderne, filtrée à travers le prisme de ce matériau de construction banal.

« Il est difficile d’imaginer que quelqu’un demande à en savoir plus sur le béton », admet Wilson lui-même dans le film, utilisant son style narratif caractéristique en deuxième personne et son accent new-yorkais nasal. Pourtant, il le fait, avec une curiosité désarmante et une capacité à dénicher l’extraordinaire dans l’ordinaire.

Le documentaire suit Wilson dans ses divagations, de la visite d’un salon professionnel du béton à Las Vegas à l’infiltration d’un cours de la Writers Guild sur la création de films Hallmark pendant la grève de 2023. Il observe les participants à une course d’endurance de 3100 miles, qui tournent en rond sur une portion de béton pendant des semaines, et rencontre un musicien de heavy metal qui offre des échantillons gratuits dans une épicerie.

Ces digressions apparemment aléatoires sont liées par le fil conducteur du béton, mais surtout par l’intérêt insatiable de Wilson pour les bizarreries humaines. Il s’intéresse à un homme qui se consacre à nettoyer les chewing-gums des trottoirs new-yorkais, les qualifiant de « merde d’oiseau des gens », et à une femme qui conserve un morceau de peau de son mari décédé encadré.

« Wilson semble filmer en permanence », note la critique, armé de sa caméra Sony ou de son iPhone. Cette approche crée une intimité particulière avec le spectateur, mais aussi une distance ironique, lui permettant d’insérer des commentaires sarcastiques et des jugements subtils.

Le film s’inscrit dans la tradition des cinéastes essayistes comme Ross McElwee et Kirsten Johnson, qui utilisent la caméra pour explorer le monde qui les entoure et pour traiter leurs propres expériences personnelles. « The History of Concrete » n’est pas un documentaire conventionnel, mais plutôt une expérience cinématographique unique qui remet en question les conventions du genre.

L’importance du béton dans la construction mondiale est indéniable. Selon l’Organisation Mondiale du Béton, plus de 10 milliards de tonnes de béton sont produites chaque année, ce qui en fait le matériau de construction le plus utilisé au monde après l’eau. Son impact sur l’environnement est également significatif, le processus de production du ciment étant responsable d’environ 8 % des émissions mondiales de CO2.

Bien que Wilson ne se penche pas directement sur ces questions environnementales, son film invite à une réflexion sur notre relation avec le monde construit et sur les matériaux qui le composent.

« Est-ce que Wilson se soucie vraiment du béton ? », se demande la critique. « Cela n’a peut-être pas d’importance. » Le sujet lui offre simplement un prétexte pour sortir, poser des questions à des inconnus et explorer les recoins les plus étranges de la société.

« The History of Concrete » est un film qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile. Il est intelligent, drôle et profondément humain. Et il prouve que même le sujet le plus banal peut devenir une source d’émerveillement et de divertissement entre les mains d’un cinéaste talentueux.

[Image du film “The History of Concrete” ou de John Wilson]

[Lien vers le compte X (anciennement Twitter) de John Wilson, si disponible]

[Lien vers le compte Instagram de John Wilson, si disponible]

[Lien vers la bande-annonce du film, si disponible]

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