Le « hanami » solitaire gagne en popularité au Japon
TOKYO – Alors que la saison des cerisiers en fleurs bat son plein au Japon, une tendance inattendue se dessine : de plus en plus de personnes envisagent d’admirer les sakura en solo. Selon une enquête récente, environ 10 % des Japonais prévoient de profiter du hanami – la tradition de contempler les fleurs de cerisier – seuls.
Cette évolution intervient dans un contexte économique particulier. Les budgets alloués à cette activité printanière emblématique sont en baisse, avec une diminution moyenne de 13,8 % par rapport à l’année précédente, atteignant désormais 6 383 yens (environ 40 euros). Cette réduction est attribuée aux préoccupations croissantes des consommateurs face à l’inflation.
Si le hanami est traditionnellement une activité sociale, partagée avec la famille, les amis ou les collègues, le choix de la solitude semble refléter un besoin de flexibilité et d’intimité. Il pourrait également s’agir d’une réponse aux contraintes financières, permettant de profiter de la beauté éphémère des cerisiers en fleurs sans les dépenses liées aux rassemblements de groupe.
Cette tendance pourrait également être liée à un changement plus profond dans les habitudes sociales japonaises, où l’individualisme gagne du terrain, notamment chez les jeunes générations.
L’impact de cette baisse des dépenses sur le secteur touristique et les entreprises locales reste à évaluer. Cependant, il est clair que la manière dont les Japonais célèbrent le hanami évolue, s’adaptant aux réalités économiques et sociales actuelles.
