Urgence : Appel à l’exclusion d’Israël des compétitions internationales de football
Genève, Suisse – Des pressions s’intensifient sur la FIFA et l’UEFA pour qu’elles suspendent l’association israélienne de football (IFA) de leurs tournois, en raison de la participation de clubs basés dans des colonies illégales en territoires palestiniens occupés. L’appel, lancé par Amnesty International, intervient alors que l’équipe nationale israélienne se prépare pour les qualifications de la Coupe du Monde contre la Norvège et l’italie.
Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a dénoncé la situation, affirmant qu’Israël “continue de perpétrer un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza” tout en “élargissant brutalement ses établissements illégaux” en Cisjordanie. Elle accuse l’IFA de légitimer ces avant-postes illégaux en autorisant ces clubs à participer aux ligues israéliennes.
Selon Amnesty International, au moins six clubs basés dans des colonies en territoires occupés évoluent actuellement dans les ligues israéliennes, en violation du droit international et des statuts de la FIFA.
Contexte et divergences de traitement :
Cette demande d’exclusion s’inscrit dans un contexte de débat sur la réponse de la FIFA et de l’UEFA aux conflits armés. En février 2024, le secrétaire général de l’UEFA, Theodore Theodoridis, a souligné une distinction entre la situation en Ukraine et celle en israël/Palestine. Il a rappelé que la Russie avait envahi l’Ukraine, tandis qu’Israël a été attaqué par le Hamas le 7 octobre 2023. Cette distinction a été perçue par certains comme justifiant un traitement différent, malgré les violations potentielles du droit international liées à la présence de clubs israéliens dans des colonies illégales.
Le droit international et le football :
Les statuts de la FIFA interdisent aux associations membres de discriminer ou de violer les droits de l’homme. La présence de clubs basés dans des colonies illégales soulève des questions quant au respect de ces principes, ainsi qu’au droit international humanitaire qui interdit la construction et le maintien de colonies sur des territoires occupés.
Précédents et implications :
Bien que la FIFA et l’UEFA n’aient pas encore pris de décision formelle, cette affaire pourrait établir un précédent crucial concernant l’implication du sport dans les conflits politiques et les violations des droits de l’homme. Une suspension de l’IFA aurait des conséquences significatives pour le football israélien, mais pourrait également envoyer un message fort sur l’importance du respect du droit international et des principes éthiques dans le sport. L’issue de cette affaire est scrutée de près par les organisations de défense des droits de l’homme et les acteurs du monde du football à travers le globe.
