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Pour l’heure, GSK maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2026 en termes de bénéfice opérationnel de base et de croissance du bénéfice par action. L’intégration de Nuvalent permettra également à GSK d’utiliser ses capacités de recherche pour accélérer le développement de son propre conjugué anticorps-médicament (ADC), le Ris-Rez, actuellement en phase III.
Le géant pharmaceutique britannique GSK a conclu un accord pour acquérir la société américaine Nuvalent pour 10,6 milliards de dollars, soit environ 124 dollars par action. Cette transaction, annoncée le 9 juin 2026, vise à renforcer le portefeuille oncologique de GSK avec des thérapies ciblées contre le cancer du poumon, anticipant la perte d’exclusivité de son médicament phare contre le VIH dès 2028.
Une acquisition stratégique pour contrer le déclin des revenus du VIH
Le rachat de Nuvalent, une entreprise basée à Boston spécialisée dans les thérapies oncologiques de précision, représente la plus grande opération financière de GSK en plus d’une décennie, selon les informations rapportées par CNBC. Cette transaction en numéraire valorise Nuvalent à 10,6 milliards de dollars, un montant qui souligne l’urgence pour le laboratoire de diversifier ses sources de revenus. GSK anticipe une baisse de ses revenus liée à l’expiration prochaine des brevets de son traitement contre le VIH, prévue pour 2028. En intégrant les actifs de Nuvalent, le groupe dirigé par Luke Miels espère compenser ce manque à gagner. L’acquisition devrait contribuer à la croissance du chiffre d’affaires dès 2027 et améliorer les bénéfices par action à partir de 2029, comme l’a précisé GSK dans son communiqué officiel.Les actifs ciblés : zidesamtinib et neladalkib
Au cœur de cet accord se trouvent deux médicaments en phase avancée de développement : le zidesamtinib et le neladalkib. Ces inhibiteurs, conçus pour traiter des formes spécifiques de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC), sont actuellement en cours d’examen par la FDA américaine. Selon GSK, ces thérapies pourraient obtenir une approbation dès cette année, avec des dates de décision fixées au 18 septembre 2026 pour le zidesamtinib et au 27 novembre 2026 pour le neladalkib. Le PDG de GSK, Luke Miels, a souligné le potentiel de ces produits : « Les deux principaux produits sont des actifs potentiellement de premier ordre qui pourraient être lancés cette année s’ils sont approuvés par la FDA et offrir de nouvelles options de traitement significatives aux patients atteints de deux formes de cancer du poumon non à petites cellules. » Luke Miels, PDG de GSK Bien que la direction de GSK affiche un optimisme marqué, certains analystes de Barclays restent prudents. Ils notent que si l’opération est cohérente sur le plan stratégique, le statut de « méga-blockbuster » des deux molécules reste à démontrer, qualifiant le potentiel de hausse de « plafonné ».Un changement de cap pour GSK sous l’ère Miels
Cette transaction marque une rupture avec la stratégie récente de GSK, qui privilégiait jusqu’ici des acquisitions de moindre envergure. Luke Miels, qui a succédé à Emma Walmsley en début d’année, avait pourtant annoncé en février son intention de se concentrer sur des transactions situées dans une fourchette de 2 milliards de livres sterling (environ 2,67 milliards de dollars) à 4 milliards de livres sterling. L’opération dépasse largement ces objectifs initiaux, se classant comme la deuxième plus importante de l’histoire du groupe, juste derrière l’échange d’actifs réalisé avec Novartis en 2014, évalué à 20 milliards de dollars. Ce choix reflète la pression qui pèse sur le nouveau PDG pour redynamiser un pipeline de médicaments jugé insuffisant par les investisseurs. Depuis l’annonce de sa nomination en septembre dernier, le cours de l’action GSK a progressé d’environ 29 %.Perspectives financières et intégration
Le coût net pour GSK, après prise en compte de la trésorerie acquise, est estimé à 9,4 milliards de livres sterling (environ 7,1 milliards de livres sterling selon les estimations financières). Les analystes de CGS International prévoient que, si les deux médicaments phares sont approuvés, ils pourraient générer des revenus annuels combinés de 823 millions de dollars d’ici l’exercice 2029.| Indicateur | Détail de la transaction |
|---|---|
| Valeur totale | 10,6 milliards de dollars |
| Prix par action | 124 dollars |
| Impact sur le CA | Accrétif dès 2027 |
| Dates clés FDA | Septembre et novembre 2026 |
