Israël lance une opération ciblée à Gaza et accepte une réouverture limitée du point de passage de Rafah
GAZA – Israël a lancé une « opération ciblée » à Gaza dans le but de retrouver le corps du dernier otage restant, le policier Ran Gvili, et a convenu d’une réouverture « limitée » du point de passage de Rafah avec l’Égypte une fois l’opération terminée. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes et de préoccupations croissantes concernant l’accès humanitaire à la bande de Gaza.
Selon un responsable militaire israélien cité par l’agence Reuters, plusieurs pistes de renseignement ont été identifiées concernant l’emplacement possible des restes de Gvili. L’opération se concentre actuellement sur le nord de Gaza.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé que l’armée israélienne « mène actuellement une opération ciblée pour exploiter toutes les informations recueillies dans le but de localiser et de rapatrier le corps de l’otage tombé au combat, le maître-sergent Ran Gvili, que sa mémoire soit bénie ».
La réouverture du point de passage de Rafah, bien que limitée, représente un changement significatif. Israël a accepté cette mesure dans le cadre d’un accord, qui inclut le plan en 20 points présenté par l’ancien président américain Donald Trump. Le point de passage sera accessible uniquement aux piétons et sera soumis à des contrôles israéliens rigoureux.
Rafah est la principale voie d’entrée et de sortie de Gaza pour les près de deux millions d’habitants de la bande. Sa fermeture prolongée depuis octobre a exacerbé la crise humanitaire, limitant l’accès aux fournitures essentielles telles que la nourriture, les médicaments et l’aide.
Le point de passage de Rafah est sous contrôle militaire israélien depuis 2024. Il avait été brièvement ouvert début 2025 pour permettre l’évacuation des Palestiniens malades et blessés pour traitement, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu précédent.
Israël maintient que la réouverture complète du point de passage est conditionnée au respect par le Hamas de l’accord de cessez-le-feu, notamment en ce qui concerne la restitution de tous les otages, vivants ou décédés.
La situation humanitaire à Gaza reste critique. Des sources proches du dossier, citées par Reuters la semaine dernière, indiquent qu’Israël souhaite limiter le nombre de Palestiniens entrant à Gaza via Rafah, afin de favoriser un équilibre où davantage de personnes seraient autorisées à en sortir.
Cette opération et la réouverture partielle du point de passage de Rafah se déroulent dans un contexte mondial marqué par des crises humanitaires croissantes. Selon les Nations Unies, plus de 350 000 personnes à Gaza sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, et l’accès aux soins de santé est gravement limité.
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube ou d’un post Instagram/X.com illustrant la situation humanitaire à Gaza ou le point de passage de Rafah. Exemple : un lien vers un reportage de l’ONU sur la crise humanitaire à Gaza.]
La situation reste volatile et l’issue de l’opération israélienne est incertaine. La réouverture limitée du point de passage de Rafah offre un mince espoir d’amélioration de la situation humanitaire, mais des défis majeurs subsistent.
