Francis Onebe Devra Présenter Sa Défense Pour Meurtre

La Haute Cour de Kampala a ordonné au comptable principal Francis Onebe et à son coaccusé, le gardien de sécurité Bonny Oriekot, de présenter leur défense dans le meurtre de Immaculate Mary Asio. Le juge Andrew Khaukha a rendu cette décision après la clôture des témoignages à charge.

L’affaire concernant la mort de l’épouse du comptable principal a franchi une étape judiciaire déterminante à Kampala. Le juge de la division criminelle de la Haute Cour, le professeur Justice Andrew Khaukha, a statué que les éléments présentés par l’accusation suffisaient à établir une affaire prima facie contre les deux hommes.

Dix-sept témoins et une enquête de neuf mois à Munyonyo

Le dossier trouve son origine dans la disparition de Asio Mary Immaculate Onebe, signalée le 6 janvier 2021 par son époux au poste de police de Kabalagala après une prétendue tentative d’enlèvement. Près de neuf mois plus tard, le 7 septembre 2021, les enquêteurs ont fait une macabre découverte en mettant au jour un corps en état de décomposition dans la fosse septique du domicile conjugal situé dans la zone de Mawanga à Munyonyo.

Au cours des audiences, l’accusation a fait défiler 17 témoins à charge qui ont tous été soumis aux questions des avocats de la défense. Le magistrat a également noté qu’il avait repris la direction des débats après le juge Michael Elubu, au moment où le treizième témoin de l’accusation était appelé à la barre.

Les accusations formelles et la position de la défense

Les chefs d’inculpation ont été notifiés aux mis en cause dès l’ouverture des audiences. Le tribunal reproche aux accusés d’avoir, avec préméditation, causé la mort de la victime entre janvier et septembre 2021 dans le district de Kampala.

Vous, Francis Onebe et Bonny Oriekot, et d’autres toujours en liberté, êtes inculpés du crime de meurtre. Justice Andrew Khaukha, juge de la Haute Cour

Placés en détention provisoire à la prison de Murchison Bay depuis 2021 après un refus de libération sous caution, les deux accusés ont constamment nié les faits qui leur sont reprochés.

Débats sur la divulgation des preuves avant la prochaine phase

Sitôt la décision rendue, le ministère public a sollicité du tribunal des garanties procédurales concernant les pièces et les témoins que la défense compte mobiliser pour la suite des débats, en s’appuyant sur l’article 76 de la loi sur les procès sur actes d’accusation.

Nous prions pour qu’ils nous fournissent les témoins. S’ils ne le font pas, nous ne pourrons pas avancer à ce moment-là. Nous parlons d’un procès équitable. Sharifah Nalwanga, procureure d’État

En réponse à cette requête, l’avocat de la défense Patrick Kasumba a indiqué que son équipe collaborerait pleinement avec la justice tout en réclamant un délai de trois semaines pour finaliser la préparation des témoins.

Nous avons trois semaines. Nous savons où se trouve l’accusation. Nous ferons les divulgations. Nous n’avons rien à cacher. Nous vous servirons une semaine avant. Patrick Kasumba, avocat de la défense

Le juge Khaukha a précisé qu’un jugement écrit détaillé serait mis à la disposition des deux parties, tandis que le greffier de la Haute Cour se chargera de communiquer les dates exactes retenues pour les prochaines interventions de la défense.

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