Finn Wolfhard, de l’écran à la scène : une première à « Saturday Night Live » saluée pour son potentiel
NEW YORK (AP) – Finn Wolfhard, propulsé au rang de star grâce à son rôle dans la série phénomène de Netflix « Stranger Things », a franchi une nouvelle étape de sa carrière en animant « Saturday Night Live » (SNL) ce week-end. Si sa performance n’a pas été une révélation comique immédiate, elle a marqué le début d’une probable vague d’apparitions et de rôles post-« Stranger Things » pour l’ensemble du casting, un avenir esquissé dans un sketch pré-enregistré évoquant spin-offs, suites et projets dérivés.
L’apparition de Wolfhard, sa première véritable prestation sur la scène du SNL (son passage en tant que figurant dans le film « Saturday Night » ne compte pas), a offert un aperçu de sa polyvalence. L’acteur a incarné un podcasteur face à l’équipe de « Snack Homiez », un fils de rock rebelle face à son père pop star (interprété par James Austin Johnson), un empereur spatial bien nourri dans un sketch de science-fiction déjanté et un petit ami peu convaincant aux yeux des amis de sa compagne.
Mais c’est une parodie particulièrement réussie de la série documentaire à succès « Heated Rivalry » sur Max, transposée dans l’univers de Harry Potter, qui a véritablement captivé le public. Le sketch, disponible sur YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=X2FAizaEkls), a été salué pour son timing parfait et sa capacité à saisir l’esprit de l’époque.
L’émission a également été marquée par la performance du rappeur A$AP Rocky, accompagné de Danny Elfman à la batterie sur « Punk Rocky » et « Don’t Be Dumb/Trip Baby ». Un hommage a été rendu à Bob Weir, guitariste emblématique des Grateful Dead, décédé cette semaine.
Le cold open, traditionnellement axé sur l’actualité politique, a laissé certains spectateurs sur leur faim. L’impression de Donald Trump par James Austin Johnson, bien que toujours impressionnante, a semblé recycler des blagues déjà entendues. Tina Fey est revenue dans son rôle de Kristi Noem, mais le sketch a manqué de la fraîcheur de ses précédentes apparitions. La seule nouveauté notable était l’introduction de Jeremy Culhane en tant que vice-président J.D. Vance.
Le monologue de Wolfhard, quant à lui, a été un moment de complicité avec ses co-stars de « Stranger Things », Gaten Matarazzo et Caleb McLaughlin. L’acteur a joué sur l’évolution de son image au fil des saisons de la série, soulignant avec humour les défis de la puberté et son aversion pour l’alcool.
Parmi les autres moments forts de la soirée, le sketch sur « Snack Homiez », bien que n’ayant pas rencontré un succès unanime, a mis en lumière l’humour absurde et décalé qui caractérise parfois le SNL. Un autre sketch particulièrement apprécié mettait en scène Wolfhard face à Mikey Day, dont les tentatives pour faire craquer ses partenaires de jeu ont conduit à des moments d’improvisation hilarants.
Enfin, le segment « Weekend Update » a été marqué par la performance de Jane Wickline dans le rôle de Tamara, une femme mystérieuse obsédée par la collection de boutons, un phénomène viral sur TikTok (https://www.forbes.com/sites/lesliekatz/2026/01/06/365-buttons-the-viral-tiktok-meme-inspiring-a-new-years-life-motto/). Son refus de révéler les raisons de cette obsession a suscité l’amusement et l’intrigue.
L’apparition de Finn Wolfhard au SNL est plus qu’une simple étape dans sa carrière. Elle symbolise la transition d’une génération d’acteurs issus de séries télévisées à succès vers des projets plus ambitieux et diversifiés, un phénomène qui pourrait bien redéfinir le paysage du divertissement dans les années à venir. Le succès de « Stranger Things » a démontré la puissance des plateformes de streaming comme Netflix, qui investissent massivement dans la production de contenu original et offrent de nouvelles opportunités aux jeunes talents.
