Finn Wolfhard marque son passage chez SNL avec une soirée nostalgique et pleine d’humour
NEW YORK (AP) – Finn Wolfhard, propulsé au rang de star grâce à la série phénomène Stranger Things, a fait ses débuts en tant qu’hôte du Saturday Night Live le 17 janvier, marquant le retour de l’émission après sa pause des fêtes. L’épisode, qui a également vu la performance du rappeur A$AP Rocky, a été teinté d’une douce amertume avec le départ de Bowen Yang, figure emblématique de l’émission depuis 2019.
L’impact culturel de Stranger Things est indéniable. La série, diffusée sur Netflix, a généré plus de 5,4 milliards d’heures de visionnage à l’échelle mondiale en 2023, selon les données de Nielsen, et a relancé l’intérêt pour les années 80, la science-fiction et les séries d’horreur pour adolescents. Le succès de Wolfhard, et sa capacité à passer du statut d’enfant star à celui d’hôte de SNL, témoignent de cette influence.
L’épisode a été l’occasion pour Wolfhard de revisiter son parcours, de l’adolescent découvrant la célébrité à l’acteur accompli. Dans son monologue d’ouverture, il a évoqué avec humour les défis de grandir sous les projecteurs, rejoint sur scène par ses anciens co-stars Gaten Matarazzo et Caleb McLaughlin.
Mais l’épisode n’était pas uniquement une rétrospective. Les sketches ont abordé des sujets d’actualité avec l’humour satirique caractéristique de SNL. Le cold open, avec James Austin Johnson incarnant Donald Trump, a offert une parodie mordante de la politique américaine, ravivant un format populaire auprès des téléspectateurs.
L’émission a également exploré des thèmes plus légers, comme l’obsession des adolescents pour les collations dans le sketch “Snack Homiez”, avec une apparition surprise de Sabrina Carpenter.
Un sketch particulièrement remarqué a parodié la future série télévisée Harry Potter en préparation chez HBO, imaginant une version plus adulte et sulfureuse de l’univers magique.
L’épisode s’est également moqué de la tendance actuelle aux spin-offs, remakes et suites, avec un sketch satirique sur les nombreuses idées de dérivés de Stranger Things.
Enfin, un sketch musical a exploré la dynamique père-fils, avec Johnson incarnant un ancien membre d’un boys band.
Le départ de Bowen Yang, après quatre saisons, marque un tournant pour SNL. Yang, connu pour ses personnages mémorables et son humour incisif, a contribué à moderniser l’émission et à attirer un public plus jeune. Son absence se fera sentir, mais l’arrivée de nouveaux talents, comme Wolfhard, témoigne de la capacité de SNL à se renouveler et à rester pertinent dans le paysage médiatique actuel.
Avec 112 Emmy Awards à son actif, dont 11 récents remportés en septembre dernier, Saturday Night Live continue de dominer le monde du sketch comique, prouvant que l’humour satirique et l’observation sociale restent des ingrédients essentiels du divertissement populaire.
